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02-18204 Généré par l'IA

Spousal Liability in Corporate Loan Guarantee and Personal Mortgage for Failing Company

Numéro de cause 02-18204
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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The case involves spouses who, after the husband, an executive, guaranteed a company loan, subsequently sought and received a second personal loan from the creditor bank, secured by a mortgage on the wife's property, to inject capital into the failing company. Following the company's insolvency, the spouses sued the bank for failure to advise and for improperly supporting a doomed venture. The appellate court had held the bank liable to the wife based on its failure to inform her of the company's complete financial status, which she could not fully ascertain despite her role as an associate and authorized signatory. However, the Supreme Court quashed the decision, reasoning that the appellate court's justification failed to establish that the bank knew the company's financial situation was irremediably compromised at the time the personal loan was granted, thus lacking the necessary legal basis for establishing the bank's liability under the obligation to advise.

Regeste Legislator

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article 1147 du Code civil, Vu l'article 1147 du Code civil, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Spousal Liability in Corporate Loan Guarantee and Personal Mortgage for Failing Company: Following the company's insolvency, the spouses sued the bank for failure to advise and for improperly supporting a doomed venture. The appellate court had held the bank liable to the wife based on its failure to inform her of the company's complete financial status, which she could not fully ascertain despite her role as an associate and authorized signatory. However, the Supreme Court quashed the decision, reasoning that the appellate court's justification failed to establish that the bank knew the company's financial situation was irremediably compromised at the time the personal loan was granted, thus lacking the necessary legal basis for establishing the bank's liability under the obligation to advise.

Mots-clés

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responsabilité solidaire des époux prêt et garantie insolvabilité cause de l'obligation banque hypothécaire responsabilité des organes d'une société

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1147 du Code civil

The ruling is based on the requirement to demonstrate that the bank knew the company's financial situation was irremediably compromised, which relates to the liability provision cited.

Vu l'article 1147 du Code civil

The Supreme Court cited this article in the context of finding the lower court's decision lacked a legal basis regarding liability.

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile

This article was cited in the dispositive to reject the claim for costs under this provision.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le second moyen, pris en sa deuxième branche :

Vu l'article 1147 du Code civil ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que la société Nancéienne Varin Bernier (la banque) a consenti, le 1er mars 1986, un prêt de 230 000 francs à la société Brie Gatinais services (BGS) en garantie duquel M. X..., dirigeant de la société, s'est porté caution ; que la société BGS ne parvenant plus à rembourser le prêt et ayant augmenté le solde débiteur de son compte, M. X... a sollicité avec son épouse, à titre personnel, un autre prêt de 600 000 francs, qui avait pour objet un apport au compte courant de la société BGS, prêt que la banque leur a consenti, avec une garantie hypothécaire sur un immeuble appartenant en propre à Mme X... ; qu'après la déclaration de cessation des paiements de la société BGS, les époux X... ont assigné la banque en responsabilité, lui reprochant d'avoir manqué à son obligation de conseil et d'avoir soutenu abusivement une activité vouée à l'échec ;

Attendu que pour condamner la banque à verser diverses sommes à Mme X..., l'arrêt retient qu'elle ne l'a pas avisée de l'état financier de la société BGS lors de l'octroi du prêt que ni sa qualité d'associée ni celle de mandataire du compte bancaire de la société ne permettaient de connaître dans sa totalité de sorte que celle-ci n'a pas été en mesure d'appréhender la portée de son engagement ;

Attendu qu'en se déterminant par de tels motifs, impropres à faire ressortir que la banque savait, lorsqu'elle a accordé à Mme X... le prêt litigieux, que la situation financière de la société BGS était irrémédiablement compromise, à supposer même qu'elle le fût, la cour d'appel a privé sa décision de base légale ;

PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 7 mai 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ;

remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Versailles ;

Condamne les époux X... aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des époux X... ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du huit février deux mille cinq.