Legislator Jurisprudence & Législation
01-10655 Généré par l'IA

Creditor Collocation Dispute Over Joint Property Sale

Numéro de cause 01-10655
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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In a dispute over the proceeds from the judicial sale of jointly owned property, where one creditor held a first-ranking mortgage based on loans taken out by the husbands, and another creditor held a later mortgage including the wives, the court rejected the appeal by the second creditor challenging the first creditor's full collocation. The court reasoned that under the relevant Civil Code article, only the spouses themselves could invoke the nullity of a commitment made by one spouse concerning community property without the other's express consent for loans or guarantees; since the wives did not contest the validity of the real right constituted by their husbands, the first-ranking creditor was entitled to the entirety of the sale price, and the appealing creditor, as a third party, could not assert the lack of spousal consent.

Regeste Legislator

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article 1415 du Code civil, article 700 du nouveau Code de procédure civile, article 455 du nouveau Code de procédure civile; Creditor Collocation Dispute Over Joint Property Sale: The court reasoned that under the relevant Civil Code article, only the spouses themselves could invoke the nullity of a commitment made by one spouse concerning community property without the other's express consent for loans or guarantees; since the wives did not contest the validity of the real right constituted by their husbands, the first-ranking creditor was entitled to the entirety of the sale price, and the appealing creditor, as a third party, could not assert the lack of spousal consent.

Mots-clés

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fortune immobilière contestation civile consentement du conjoint indivision crédit hypothécaire bénéfice

Dispositions légales citées

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article 1415 du Code civil
This provision defined the scope of liability for the loans contracted by the husbands, which was central to determining the ranking of creditors.
article 700 du nouveau Code de procédure civile
Applied to order the appellant to pay specific sums to the respondents for legal costs.
article 455 du nouveau Code de procédure civile
Although mentioned in the grounds of appeal (second branch), it was implicitly rejected by the Court's finding that the lower court's decision was sufficiently reasoned based on Art. 1415 C. civ.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article 1415 du Code civil

This provision defined the scope of liability for the loans contracted by the husbands, which was central to determining the ranking of creditors.

article 700 du nouveau Code de procédure civile

Applied to order the appellant to pay specific sums to the respondents for legal costs.

article 455 du nouveau Code de procédure civile

Although mentioned in the grounds of appeal (second branch), it was implicitly rejected by the Court's finding that the lower court's decision was sufficiently reasoned based on Art. 1415 C. civ.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :

Attendu que, le 27 avril 1989, MM. Michel et Daniel X..., chacun marié sous le régime de communauté, ont acquis une parcelle de terrain à bâtir et ont contracté deux prêts auprès du Crédit agricole garantis par une affectation hypothécaire de premier rang ; que, lors de la liquidation judiciaire des emprunteurs prononcée le 6 février 1995, le bien immobilier a été vendu, le liquidateur ayant dressé un état de collocation aux termes duquel la créance du Crédit agricole absorbait l'intégralité du prix de vente ; que, la société Yacco, qui s'était portée caution auprès d'une banque des engagements des emprunteurs et qui était titulaire d'une inscription d'hypothèque conventionnelle prise sur le même immeuble le 4 décembre 1989 à l'encontre de MM. X... et de leurs épouses respectives, a contesté la collocation ;

Attendu que la société Yacco fait grief à l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 14 février 2001) d'avoir rejeté sa demande, alors, selon le moyen :

1 ) qu'en relevant que Mme Daniel X... et Mme Michel X... n'avaient pas contesté la validité de la constitution de droit réel consentie par leurs maris sur leur bien commun, pour en déduire que l'inscription hypothécaire prise sur ce bien par le Crédit agricole devait produire ses effets en premier rang et sur l'ensemble du prix de vente sans constater que l'emprunt contracté par M. Daniel X... et M. Michel X... l'avait été avec l'accord exprès de leurs épouses, ou que ces dernières avaient donné leur accord quant à l'inscription d'une hypothèque sur leur bien commun, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale au regard de l'article 1415 du Code civil ;

2 ) que dans ses écritures délaissées, la société Yacco exposait parfaitement que le Crédit agricole n'était inscrit que sur les parts et portions de l'immeuble appartenant à MM. X... seulement, alors que la société Yacco avait pris une hypothèque également contre les épouses ; qu'elle en déduisait parfaitement qu'après paiement des créances de l'article 40, le solde devait être divisé en deux parties égales, attribuées comme il suit : part de MM. X..., en premier rang le Crédit agricole absorbant la part ; part de Mme Michel X... et Mme Daniel X..., en premier rang, la société Yacco ; qu'en affirmant péremptoirement que l'inscription prise par le Crédit agricole sur le bien commun lui donnait vocation à être colloqué au rang de son inscription, sur l'intégralité du prix de vente sans répondre à ce moyen péremptoire, la cour d'appel a violé l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;

Mais attendu que si, selon l'article 1415 du Code civil, chacun des époux ne peut engager que ses biens propres et ses revenus par un cautionnement ou un emprunt, à moins que ceux-ci n'aient été contractés avec le consentement exprès de l'autre conjoint qui, dans ce cas, n'engage pas ses biens propres, seuls les époux peuvent se prévaloir de ces dispositions ; que, la société Yacco ne pouvant invoquer le défaut de consentement des épouses de MM. X... aux emprunts de ceux-ci, la cour d'appel, qui a constaté que celles-ci ne contestaient pas la validité de la constitution du droit réel consentie par leurs conjoints respectifs, a, répondant ainsi aux conclusions, exactement décidé que le Crédit agricole avait droit à l'intégralité du prix de vente de l'immeuble commun ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne la société Yacco aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Yacco à payer à la CRCAM Provence Côte d'Azur la somme de 1 800 euros et aux époux Daniel X... la somme de 287 euros ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-cinq novembre deux mille trois.0