Employee Obligation to Attend Post-Accident Medical Examination
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee on a fixed-term contract who was absent due to successive work stoppages following an accident sued to recover salary for a period during which she was not on sick leave, with the lower court granting the claim based on the employer's failure to formally prove the employee's non-attendance. The high court quashed this decision, reasoning that the lower court failed to legally justify its ruling by not ascertaining whether the employee had made herself available to the employer for the required post-accident medical follow-up visit necessary before she could legally resume work.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 241-51 du Code du travail, Condamne Mme X... aux dépens; Employee Obligation to Attend Post-Accident Medical Examination: The high court quashed this decision, reasoning that the lower court failed to legally justify its ruling by not ascertaining whether the employee had made herself available to the employer for the required post-accident medical follow-up visit necessary before she could legally resume work.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was cited as the legal basis for the appeal concerning the payment of salary during a period of absence following an accident.
This order specifies the procedural consequence of the cassation, sending the case back to a different council.
This order imposes the costs of the appeal on the respondent.
This is a procedural order concerning the registration and publication of the final ruling.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen, pris en sa première branche :
Vu l'article R. 241-51 du Code du travail ;
Attendu que Mme X..., engagée en qualité de manoeuvre du 13 septembre 1999 au 30 septembre 2000 dans le cadre d'un contrat initiative emploi, a été victime d'un accident le 1er décembre 1999 ; qu'elle a bénéficié d'arrêts de travail successifs jusqu'à l'achèvement de son contrat à durée déterminée, à l'exception de la période du 11 mars au 25 mai 2000 ; qu'elle a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir paiement de son salaire durant cette période ;
Attendu que pour accueillir la demande de la salariée, le conseil de prud'hommes énonce que la société Polakowski n'apporte pas la preuve absolument formelle que Mme X... ne se serait pas présentée au travail le 11 mars 2000 ;
Qu'en statuant ainsi, alors que la salariée, ne pouvait reprendre le travail qu'après une visite médicale de reprise, le conseil de prud'hommes, qui n'a pas constaté qu'elle s'était mise à la disposition de l'employeur à cette fin, n'a pas légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 13 mars 2001, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Mâcon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Chalon-sur-Saône ;
Condamne Mme X... aux dépens ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du six avril deux mille quatre.