Legislator Jurisprudence & Législation
02-30068 Généré par l'IA

Employee Asbestosis Claim and Employer Liability for Occupational Safety Breach

Numéro de cause 02-30068
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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An employee who contracted asbestosis sued to have his employer found guilty of inexcusable fault regarding his occupational disease, following the Social Security Fund's recognition of the claim, but the lower court dismissed this demand and ruled the recognition decision non-opposable to the employer because the employer was not informed of the instruction file details, specifically the expert medical reports, before the decision was made. The High Court upheld the decision that the recognition was non-opposable to the employer because the required notification procedures under social security regulations were not followed, but it partially overturned the dismissal of the inexcusable fault claim, reasoning that the employer's breach of its obligation of safety and result, demonstrated by knowledge of the danger without taking protective measures, constitutes inexcusable fault under the Labor Code and Social Security Code, regardless of whether the fault was of exceptional gravity.

Regeste Legislator

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article D.461-29 du Code de la sécurité sociale, article R.441-13 du Code de la sécurité sociale, article R.441-11 du Code de la sécurité sociale, article 1147 du Code civil, articles L. 230-2 du Code du travail, article L.452-1 du Code de la sécurité sociale; Employee Asbestosis Claim and Employer Liability for Occupational Safety Breach: The High Court upheld the decision that the recognition was non-opposable to the employer because the required notification procedures under social security regulations were not followed, but it partially overturned the dismissal of the inexcusable fault claim, reasoning that the employer's breach of its obligation of safety and result, demonstrated by knowledge of the danger without taking protective measures, constitutes inexcusable fault under the Labor Code and Social Security Code, regardless of whether the fault was of exceptional gravity.

Mots-clés

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maladie professionnelle responsabilité en matière d'assurances sociales assurance accident de travail violation d'obligations contractuelles de travail responsabilité de l'entrepreneur négligence grave

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article 1147 du Code civil

Cited in conjunction with other articles as the basis for the employer's obligation of safety regarding occupational diseases, which was violated.

articles L. 230-2 du Code du travail

Cited in conjunction with other articles as the basis for the employer's obligation of safety regarding occupational diseases, which was violated.

articles L.411-1

Cited in conjunction with other articles as the basis for the employer's obligation of safety regarding occupational diseases, which was violated.

articles L.452-1 du Code de la sécurité sociale

Cited as the legal basis defining inexcusable fault in occupational disease cases, which the lower court misapplied.

article 700 du nouveau Code de procédure civile

Applied to order the company to pay a sum to the opposing party for legal fees.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Vu leur connexité, ordonne la jonction des pourvois n° Z 02-30.068 et Y 02-30.090 ;

Attendu que M. X..., salarié de la société Valéo Embrayages de 1962 à 1987, a déclaré le 9 septembre 1996 une asbestose d'origine professionnelle ; que la Caisse primaire d'assurance maladie a reconnu le caractère professionnel de la maladie et fixé le taux d'incapacité à 10 % ; qu'il a saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale en vue de la reconnaissance d'une faute inexcusable de son employeur ; que l'arrêt attaqué (Amiens, 13 novembre 2001) l'a débouté de sa demande et dit que la décision de la Caisse primaire d'assurance maladie de reconnaître le caractère professionnel de la maladie était inopposable à la société Valéo ;

Sur le moyen unique du pourvoi n° Y 02-30.090 :

Attendu que la Caisse primaire d'assurance maladie fait grief à la cour d'appel d'avoir dit que sa décision de reconnaître le caractère professionnel de la maladie était inopposable à la société Valéo, alors, selon le moyen, qu'aux termes de l'article D.461-29 du Code de la sécurité sociale, l'avis du médecin agrée à l'examen duquel les assurés présentant une affection provoquée par l'inhalation de poussières d'amiante sont obligatoirement soumise, et qui doit faire partie du dossier visé à l'article R.441-13 du Code de la sécurité sociale que la Caisse primaire doit constituer doit être communiqué dans les conditions définies audit article R.441-13 ; que pour déclarer inopposable à la société Valéo la décision de prise en charge de l'affection présentée par M. X... au titre de la législation sur le risque professionnel, la cour d'appel qui a énoncé que les conclusions du médecin agréé relevaient de l'information spontanée prévue par l'article R.441-11 du Code de la sécurité sociale, a violé ce texte, ensemble les articles R.441-13, D.461-5 et D.461-29 du Code de la sécurité sociale ;

Mais attendu qu'il résulte de l'article R.441-11, alinéa 1er, du Code de la sécurité sociale, que la Caisse primaire d'assurance maladie, avant de se prononcer sur le caractère professionnel d'un accident ou d'une maladie, doit informer l'employeur de la fin de la procédure d'instruction, des éléments recueillis susceptibles de lui faire grief, de la possibilité de consulter le dossier et de la date à laquelle elle prévoit de prendre sa décision ; que la cour d'appel, qui a relevé que, malgré sa demande, la société Valéo n'avait pas eu communication avant décision de la Caisse des conclusions du rapport du collège des trois médecins, lesquelles doivent être jointes à l'avis du médecin conseil figurant au dossier que peut consulter l'employeur, a exactement décidé que la décision de prise en charge était inopposable à la société Valéo ;

que le moyen ne peut être accueilli ;

Mais sur le moyen unique du pourvoi n° Z 02-30.068 :

Vu l'article 1147 du Code civil, ensemble les articles L. 230-2 du Code du travail, L.411-1 et L.452-1 du Code de la sécurité sociale ;

Attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié, l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat, notamment en ce qui concerne les maladies professionnelles ; que ce manquement a le caractère d'une faute inexcusable au sens de l'article L.452-1 du Code de la sécurité sociale, lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé son salarié et qu'il n'a pas pris les mesures pour l'en préserver ;

Attendu que pour dire que la société Valéo n'avait pas commis de faute inexcusable, l'arrêt attaqué retient qu'elle n'a pas commis de faute d'une gravité exceptionnelle ;

Qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a débouté M. X... de sa demande, l'arrêt rendu le 13 novembre 2001, entre les parties, par la cour d'appel d'Amiens ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rouen ;

Condamne la société Valéo aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Valéo à payer à M. X... la somme de 300 euros ;

Dit que sur les diligences du Procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatre novembre deux mille trois.