Astreinte Liquidation: Burden of Proof on Obliged Debtor
Synthèse Legislator
Généré par l'IAIn a dispute regarding the liquidation of a penalty payment (astreinte) imposed for failing to remove fences and plantings as previously ordered, the debtors argued that the lower court wrongly shifted the burden of proof by requiring them to prove compliance rather than demanding the creditor prove non-compliance. The Court of Cassation rejected this appeal, affirming that when a penalty payment accompanies an obligation to act, it is incumbent upon the condemned debtors to provide proof that they have fulfilled their obligations, and the appellate court correctly determined, in its discretionary assessment, that the debtors failed to establish compliance for the relevant period.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 1315 du Code civil, l'article 1315 du Code civil, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Astreinte Liquidation: Burden of Proof on Obliged Debtor: The Court of Cassation rejected this appeal, affirming that when a penalty payment accompanies an obligation to act, it is incumbent upon the condemned debtors to provide proof that they have fulfilled their obligations, and the appellate court correctly determined, in its discretionary assessment, that the debtors failed to establish compliance for the relevant period.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was invoked by the appellants in support of their argument regarding the burden of proof, which the Court implicitly rejected by upholding the appellate court's finding.
This provision was cited in the dispositive when rejecting the appellants' claim for costs under that article.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Caen, 10 juillet 2001), qu'un juge de l'exécution a liquidé à une certaine somme, l'astreinte dont était assortie une précédente décision ayant fait obligation à M. et Mme X... de supprimer des clôtures et plantations ; que M. et Mme X... ont relevé appel ;
Attendu que M. et Mme X... font grief à l'arrêt d'avoir confirmé le jugement, alors, selon le moyen, que le demandeur a la charge de prouver le bien-fondé de sa demande ; que la partie qui sollicite l'octroi d'une somme d'argent, au motif que le défendeur ne se serait pas conformé à l'ordre du juge ou s'y serait conformé tardivement, doit établir les faits qu'il allègue et le juge doit s'assurer qu'il rapporte bien la preuve qui lui incombe ; qu'en condamnant M. et Mme X..., au motif qu'ils n'apportaient pas la preuve d'avoir exécuté intégralement leurs obligations avant le 23 avril 1997, inversant ainsi les règles de la charge de la preuve, les juges du fond ont violé l'article 1315 du Code civil ;
Mais attendu que l'arrêt retient exactement, que lorsqu'une astreinte assortit une décision de condamnation à une obligation de faire, il incombe aux débiteurs condamnés de rapporter la preuve qu'ils ont exécuté leurs obligations et que la cour d'appel a relevé dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation des éléments qui lui étaient soumis, que cette preuve n'était pas établie pour la période antérieure au 23 avril 1997 ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne les époux X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des époux X... ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du huit juillet deux mille quatre.