Landlord Claims vs. Company Rent Dispute Appeal Dismissal
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe case concerns a dispute where an appellate court judgment recognized a privileged claim of two landlords against a company, while a subsequent appellate decision dismissed all claims by the company against its landlords, upholding a prior judgment only insofar as it ordered the company to pay the rents due to each co-owner landlord since the last payment. The Supreme Court found that these two appellate decisions were not irreconcilable in their execution and therefore did not constitute a contradiction of decisions under the relevant civil procedure article, leading to the dismissal of the appeal.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 618 du nouveau Code de procédure civile, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Landlord Claims vs. Company Rent Dispute Appeal Dismissal: The Supreme Court found that these two appellate decisions were not irreconcilable in their execution and therefore did not constitute a contradiction of decisions under the relevant civil procedure article, leading to the dismissal of the appeal.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAUsed by the court to reject the argument that there was a contradiction between two prior rulings.
Cited in the dispositive when ruling on the request for costs based on this article.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique, ci-après annexé :
Attendu que l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 19 décembre 2001 admet au passif de la société Resotim la créance de deux de ses bailleurs, les époux X..., à titre privilégié, pour une certaine somme ; que l'arrêt de la cour d'appel de Montpellier du 20 octobre 2003 déboute la société Resotim de toutes ses prétentions en ce qu'elles sont dirigées contre l'ensemble de ses bailleurs et en ce qu'aucune demande individualisée n'est faite à l'encontre de chacun de ces bailleurs, et confirme le jugement du tribunal d'instance de Cannes du 24 septembre 1998 en la seule disposition par laquelle ce tribunal a condamné la société Resotim à s'acquitter du montant des loyers dus à chacun des bailleurs copropriétaires depuis le dernier versement effectué par elle ;
Attendu que ces deux arrêts ne sont pas inconciliables dans leur exécution ; que, dès lors, il n'y a pas contrariété de décisions au sens de l'article 618 du nouveau Code de procédure civile ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne, ensemble, la société Resotim, M. Y..., ès qualités et M. Z..., ès qualités, aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des défendeurs ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du sept décembre deux mille quatre.