Legislator Jurisprudence & Législation
01-42723 Généré par l'IA

Employee Maternity Leave Schedule Change Judicial Termination

Numéro de cause 01-42723
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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A part-time employee, returning from maternity leave, challenged the employer's unilateral change to her schedule, which altered her regular Monday-to-Friday, 10h-19h working pattern to include evening work until 22h or 23h on weekdays and weekend work, while also failing to observe the contractual seven-day notice period. The Court of Cassation upheld the lower court's decision to grant judicial termination of the contract due to the employer's fault, reasoning that even within the employer's direction powers, a part-time employee may refuse a schedule change, especially when it conflicts with family obligations, and that the employer failed to prove the necessity of this significant modification—particularly one that included weekend work and violated the notice period—was required in the enterprise's interest.

Regeste Legislator

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article L. 212-4-3 du Code du travail, article 1315 du Code civil, Art. 75-1 de la loi du 10 juillet 1991, Vu les articles 37; Employee Maternity Leave Schedule Change Judicial Termination: The Court of Cassation upheld the lower court's decision to grant judicial termination of the contract due to the employer's fault, reasoning that even within the employer's direction powers, a part-time employee may refuse a schedule change, especially when it conflicts with family obligations, and that the employer failed to prove the necessity of this significant modification—particularly one that included weekend work and violated the notice period—was required in the enterprise's interest.

Mots-clés

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congé de maternité horaire de travail travail à temps partiel résiliation immédiate devoirs de famille changement d'emploi

Dispositions légales citées

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article L. 212-4-3 du Code du travail
codedutravail
article 1315 du Code civil
était imposé par l'intérêt de l'entreprise, la cour d'appel a renversé la charge de la preuve, en violation de l'article 1315 du Code civil ;
Art. 75-1 de la loi du 10 juillet 1991
Applied to order the appellant to pay a specific sum to the opposing counsel regarding legal costs.
Vu les articles 37
Cited in connection with the award of costs based on legal aid provisions.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Art. 75-1 de la loi du 10 juillet 1991

Applied to order the appellant to pay a specific sum to the opposing counsel regarding legal costs.

Vu les articles 37

Cited in connection with the award of costs based on legal aid provisions.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu que Mme X... a été engagée le 20 février 1995 par la société France Quick, aux droits de laquelle se trouve la société Megabun's 660, selon contrat de travail à temps partiel à raison de 25 heures par semaine réparties, du lundi au vendredi de 10 heures à 19 heures ; que le contrat de travail prévoyait que la répartition de l'horaire pourrait être modifiée moyennant un délai de prévenance de sept jours au moins ;

Attendu qu'à son retour de congé maternité, l'employeur a notifié à la salariée par lettre du 22 janvier 1997 son nouvel horaire de travail à compter du 27 janvier, à savoir le lundi de 17 à 22 heures, le mardi de 12 à 17 heures, le mercredi de 12 à 14 heures puis de 19 à 22 heures, le samedi de 12 à 17 heures et le dimanche de 18 à 23 heures ; que, sur recours de la salariée, la cour d'appel a prononcé la résiliation judiciaire du contrat aux torts de l'employeur ;

Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 13 mars 2001) d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen :

1 / que, s'agissant d'un contrat de travail à temps partiel, si la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail et la répartition du temps de travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois ne peuvent être modifiées sans l'accord du salarié, la modification de l'horaire journalier décidée par l'employeur dans le cadre de son pouvoir de direction constitue en revanche un simple changement des conditions de travail qui peut être imposé au salarié ; que dès lors, en statuant comme elle l'a fait aux seuls motifs que l'EURL Megabun's avait imposé à Mme X..., qui effectuait jusque-là ses 25 heures hebdomadaires dans la tranche 10h/19h, un changement de ses horaires de travail consistant à travailler jusqu'à 22 heures deux soirs par semaine et jusqu'à 23 heures le dimanche, sans constater que ce changement affectait la durée hebdomadaire de travail ou sa répartition entre les jours de la semaine, la Cour d'appel a violé les articles L. 122-8, L. 122-9, L. 122-14-4 et L. 212-4-3 du Code du travail dans sa rédaction alors applicable ;

2 / que l'article L. 212-4-3 du Code du travail, dans sa rédaction en vigueur à l'époque du contrat de travail, prévoit seulement que le contrat à temps partiel doit définir les conditions d'une modification de la répartition de la durée hebdomadaire de travail entre les jours de la semaine, laquelle doit être notifiée au salarié au moins 7 jours à l'avance ;

qu'en décidant que ces conditions s'imposaient dans le cas d'un simple changement de l'horaire de travail journalier, au demeurant non défini dans le contrat de travail, la cour d'appel a violé le texte en cause ;

3 / que c'est à celui qui invoque un abus dans l'exercice par l'employeur de son pouvoir de direction d'en rapporter la preuve ; que dès lors, en retenant que l'EURL Megabun's ne justifiait pas que le changement des horaires de Mme X... était imposé par l'intérêt de l'entreprise, la cour d'appel a renversé la charge de la preuve, en violation de l'article 1315 du Code civil ;

Mais attendu que, dans le cas d'un contrat de travail à temps partiel, le salarié peut refuser d'accepter un changement de ses horaires ordonné par l'employeur dans le cadre de son pouvoir de direction, même si le changement est prévu au contrat, lorsque ce changement n'est pas compatible avec des obligations familiales impérieuses ; qu'ayant constaté que l'employeur, qui n'a pas contesté que la salariée travaillait habituellement du lundi au vendredi de 10 heures à 19 heures, avait modifié les horaires de travail au retour du congé de maternité de la salariée obligeant cette dernière à travailler notamment deux soirs par semaine jusqu'à 22 heures ainsi que les samedis et dimanches, qui étaient habituellement ses jours de repos, respectivement de 12 heures à 17 heures et de 18 heures à 23 heures, sans respecter le délai légal et contractuel de prévenance de sept jours applicable à l'espèce, la cour d'appel a décidé à bon droit, sans renverser la charge de la preuve, que l'employeur, qui n'établissait pas que cette modification était imposée dans l'intérêt de l'entreprise, avait manqué à ses obligations contractuelles ; que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne la société Megabun's 660 aux dépens ;

Vu les articles 37 et 75-1 de la loi du 10 juillet 1991, la condamne à payer à la SCP Delaporte, Briard et Trichet la somme de 2 250 euros à charge pour elle de renoncer au bénéfice de l'indemnité due au titre de l'aide juridictionnelle ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du neuf juillet deux mille trois.