Employee Dismissal Without Labor Inspector Authorization Upheld Due to Invalid Residence Permit
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee, who was also an elected member of the works council, was dismissed for producing a falsified residence permit after the Labor Inspector declared himself incompetent to authorize the termination, leading the employee to seek reinstatement, arguing that the lack of authorization constituted an unlawful breach. The Court of Cassation upheld the lower court's decision, reasoning that since the employee could not legally work in France due to the invalid residency status, the employer was not required to seek authorization for dismissal, and therefore, no manifest illegality or abusive measure related to the employee's protected mandate was established.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 436-1 du Code du travail, article R. 516-31 du Code du travail, REJETTE le pourvoi, Condamne Mme X... aux dépens; Employee Dismissal Without Labor Inspector Authorization Upheld Due to Invalid Residence Permit: The Court of Cassation upheld the lower court's decision, reasoning that since the employee could not legally work in France due to the invalid residency status, the employer was not required to seek authorization for dismissal, and therefore, no manifest illegality or abusive measure related to the employee's protected mandate was established.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the main order rejecting the appeal.
This provision dictates the allocation of court costs.
This provision addresses the application of Article 700 (legal fees/costs under the new civil procedure code).
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Paris, 5 avril 2001), M. X... a été embauché le 1er juillet 1992 par la société Déclic Net au sein de laquelle il a été élu membre du comité d'entreprise le 22 janvier 1998, qu'il lui a été demandé de justifier du renouvellement de son titre de résident étranger expirant le 8 décembre 1999, que l'inspecteur du Travail, dont l'autorisation a été sollicitée par l'employeur, s'est déclaré incompétent le 3 février 2000 par une décision devenue définitive ; que le salarié a été licencié par lettre du 7 février 2000 pour avoir produit une carte de résident falsifiée ;
Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit qu'il n'y avait lieu à référé sur la demande de réintégration, alors selon le moyen :
1 ) que la décision d'incompétence de l'inspecteur du Travail ne vaut pas autorisation de licencier un salarié protégé dont le départ de l'entrepris, est dans tous les cas soumis à une autorisation administrative en application des dispositions d'ordre public de l'article L. 436-1 du Code du travail ;
2 ) que la mesure discriminatoire dont il a fait l'objet est constitutive d'un trouble manifestement illicite que la cour d'appel, qui n'a pas vérifié si le licenciement n'était pas lié au mandat qu'il détenait, a violé l'article R. 516-31 du Code du travail ;
Mais attendu qu'en l'état d'une décision de l'inspecteur du Travail se déclarant incompétent pour autoriser le licenciement, la cour d'appel, qui a constaté que le salarié ne remplissait pas les conditions permettant aux ressortissants étrangers d'exercer une activité professionnelle en France, a pu décider qu'aucune trouble manifestement illicite n'était caractérisé ;
Que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne Mme X... aux dépens ;
Dit n'y avoir lieu à application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-huit mai deux mille trois.