Employee Reclassification Obligation in Economic Dismissal
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee dismissed for economic reasons following the closure of the store where she worked had her appeal court's ruling upholding the dismissal overturned because the appellate court failed to verify that the employer had fulfilled its legal obligation to attempt to reclassify the employee prior to termination, relying instead solely on the proven deficit situation and the store's closure as sufficient justification for the economic nature of the dismissal.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 321-1 du Code du travail, l'article L. 321-1 du Code du travail, Condamne la société Tijuca aux dépens; Employee Reclassification Obligation in Economic Dismissal: Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-six mars deux mille trois.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe appellate court's failure to verify the employer's obligation to reclassify the employee, as required under this article concerning the economic grounds for dismissal, deprived its decision of a legal basis.
This is the primary operative order, resulting from the flaw found under Article L. 321-1 of the Labor Code.
This provision governs the imposition of costs against the losing party in the final orders.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le premier moyen :
Vu l'article L. 321-1 du Code du travail ;
Attendu que Mme X..., engagée le 6 juin 1994 comme vendeuse par la société Tijuca, a été licenciée pour motif économique le 20 mai 1996 ;
Attendu que pour dire que le licenciement de Mme X... reposait sur une cause réelle et sérieuse et la débouter de ses demandes d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et de dommages-intérêts pour rupture abusive de son contrat de travail, la cour d'appel énonce que la salariée a fait l'objet d'un licenciement en raison de la situation déficitaire et de la fermeture du magasin qui l'employait, qu'une telle fermeture dans ces conditions, laquelle n'est contestée par aucune des parties suffit à justifier du caractère économique du licenciement ainsi prononcé, qu'au surplus le licenciement évoqué dans les écritures de l'appelante et de trois autres salariés employés dans deux autres établissements de la société Tijuca témoigne surabondamment de la situation difficile de cette dernière dans son ensemble, que la circonstance rapportée par l'appelante qu'un nouveau magasin aurait ouvert au centre ville de Fort-de-France deux ans après son licenciement n'est pas de nature à affecter le fondement économique de ce dernier à l'époque où il a été prononcé ;
Qu'en statuant ainsi, sans vérifier si la société avait satisfait à son obligation de reclassement, la cour d'appel a privé sa décision de base légale ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 23 septembre 1999, entre les parties, par la cour d'appel de Fort-de-France ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Fort-de-France, autrement composée ;
Condamne la société Tijuca aux dépens ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-six mars deux mille trois.