Employee Dismissal and Procedural Irregularities Appeal
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA part-time cleaning employee was dismissed for gross misconduct due to unjustified absences shortly after receiving a warning, and the lower court denied her claims for supplementary pay, compensation for unfair dismissal, and procedural irregularity. The high court quashed the decision because the lower court failed to determine whether the supplementary hours were worked with the employer's tacit agreement, did not investigate whether the employee's misconduct stemmed from a dispute over those hours, and omitted to rule on the claim regarding the lack of prior notice for an interview regarding the dismissal procedure.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 212-1-1 du Code du travail, Article 455 du nouveau Code de procédure civile, articles L. 122-8 et L. 122-14-3 du Code du travail, Article 700 du nouveau Code de procédure civile, Article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Employee Dismissal and Procedural Irregularities Appeal: The high court quashed the decision because the lower court failed to determine whether the supplementary hours were worked with the employer's tacit agreement, did not investigate whether the employee's misconduct stemmed from a dispute over those hours, and omitted to rule on the claim regarding the lack of prior notice for an interview regarding the dismissal procedure.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited because the lower court failed to rule on conclusions regarding the lack of prior interview, constituting a violation of this procedural article.
Cited implicitly in the reasoning leading to the cassation regarding the wrongful termination, although the final order only contains the procedural ground for annulment.
Cited in the dispositive to reject the request for attorney's fees made by Ms. X...
Cited in the dispositive concerning the transmission of the ruling for transcription.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu que, selon le jugement attaqué, Mme X... a été engagée à compter du 10 juillet 1998 par la société Ein Guedi Wang's restauration en qualité de femme de ménage à temps partiel ; qu'elle a reçu le 25 février 1999 un avertissement pour absences injustifiées et ne s'est représentée à son travail que le 28 février 1999, date à laquelle l'employeur lui a notifié, par remise en mains propres d'une lettre, son licenciement pour faute grave résultant de ses absences injustifiées ;
Sur le premier moyen, tel qu'il figure au mémoire en demande annexé au présent arrêt :
Vu l'article L. 212-1-1 du Code du travail ;
Attendu que pour débouter Mme X... de sa demande en rappels de salaire, le conseil de prud'hommes énonce que s'il apparaît qu'elle a fait des heures complémentaires, elles ne l'ont pas été à la demande de l'employeur ;
Qu'en statuant ainsi, sans rechercher si les heures supplémentaires n'avaient pas été néanmoins exécutées avec l'accord de l'employeur, le conseil de prud'hommes n'a pas donné de base légale à sa décision ;
Sur le deuxième moyen, tel qu'il figure au mémoire en demande annexé au présent arrêt :
Vu les articles L. 122-8 et L. 122-14-3 du Code du travail ;
Attendu que pour débouter la salariée de ses demandes d'indemnités pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse et de préavis, le conseil de prud'hommes retient que la salariée, licenciée pour absences injustifiées, avait reçu un avertissement deux jours avant, que ce rappel à l'ordre n'a eu aucun effet sur sa conduite, qu'elle n'a pas essayé de se reprendre et a été le lendemain absente sans justificatif, et ce pendant deux jours, que le fait que ses absences aient été injustifiées doit s'assimiler à un abandon de poste, c'est-à-dire une faute grave ;
Qu'en statuant ainsi, sans rechercher si le comportement de la salariée n'était pas la conséquence du différend entre les parties au sujet des heures supplémentaires, le conseil de prud'hommes n'a pas donné de base légale à sa décision ;
Sur le troisième moyen, tel qu'il figure au mémoire en demande annexé au présent arrêt :
Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu que le conseil de prud'hommes a débouté Mme X... de sa demande d'indemnité au titre de l'irrégularité de la procédure ;
Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de la salariée relatives au défaut de convocation à un entretien préalable, le conseil de prud'hommes a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 4 janvier 2000, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Bobigny ;
Condamne la société Ein Guedi Wang's restauration aux dépens ;
Vu les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de Mme X... ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du six novembre deux mille deux.