Employer Appeal Regarding Unfair Dismissal Due to Prolonged Sick Leave
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employer appealed a decision ordering him to pay the heirs of a former secretary, dismissed after a prolonged sick leave exceeding nine months, compensation for unfair dismissal. The employer argued that the collective bargaining agreement permitted dismissal solely based on a sick leave over nine months, without requiring proof of the definitive nature of the replacement. The Court of Cassation upheld the lower court's decision, reasoning that the employer was required to establish the necessity of a definitive replacement and failed to demonstrate the impossibility of using a fixed-term contract, thereby justifying the finding of an unjustified dismissal.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 455 du nouveau Code de procédure civile, Condamne M. Y... aux dépens; Employer Appeal Regarding Unfair Dismissal Due to Prolonged Sick Leave: The employer argued that the collective bargaining agreement permitted dismissal solely based on a sick leave over nine months, without requiring proof of the definitive nature of the replacement. The Court of Cassation upheld the lower court's decision, reasoning that the employer was required to establish the necessity of a definitive replacement and failed to demonstrate the impossibility of using a fixed-term contract, thereby justifying the finding of an unjustified dismissal.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court found that the lower court's decision was properly justified despite the appellant's claim of a failure to rule on a specific point.
The provision was discussed extensively in the context of whether the employer established the necessity of a definitive replacement for the absent employee.
This provision dictates the allocation of court costs following the rejection of the appeal.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par M. François Y..., demeurant 184, cours Victor Hugo, 13300 Salon-de-Provence,
en cassation d'un arrêt rendu le 28 octobre 1999 par la cour d'appel de Nîmes (Chambre sociale), au profit :
1 / de M. Franck X...,
2 / de Mme Solange X...,
demeurant tous deux Les Pellenches, 13450 Grans, et agissant en leur qualité d'héritiers de Gisèle X..., décédée,
défendeurs à la cassation ;
LA COUR, en l'audience publique du 21 novembre 2001, où étaient présents : M. Le Roux-Cocheril, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, Mme Bourgeot, conseiller référendaire rapporteur, M. Brissier, Mme Lemoine Jeanjean, conseillers, M. Soury, conseiller référendaire, M. Bruntz, avocat général, Mme Molle-de Hédouville, greffier de chambre ;
Sur le rapport de Mme Bourgeot, conseiller référendaire, les observations de la SCP Lyon-Caen, Fabiani et Thiriez, avocat de M. Y..., les conclusions de M. Bruntz, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Sur le moyen unique :
Attendu que Mme X..., employée en qualité de secrétaire par M. Y..., exerçant la profession d'avocat, a été en arrêt de travail pour maladie à compter du 4 août 1992 ; qu'elle a été licenciée le 21 juin 1993 en raison de la perturbation provoquée par son absence prolongée nécessitant son remplacement définitif ; que la salariée aujourd'hui décédée a saisi la juridiction prud'homale ;
Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Nîmes, 28 octobre 1999) de l'avoir condamné à payer aux héritiers de Mme X... une somme à titre d'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen :
1 / que selon l'avant-dernier alinéa de l'article 27 de la Convention collective nationale des avocats et de leur personnel salarié du 20 février 1979, la nécessité de remplacer un salarié malade ou accidenté peut entraîner le licenciement de ce salarié si la maladie dont il est atteint ou l'accident entraîne un arrêt de travail supérieur à neuf mois ;
qu'en estimant qu'un avocat, pour justifier d'un licenciement postérieurement à ce délai de neuf mois, devait établir la nécessité pour lui de procéder au remplacement effectif et définitif du salarié licencié pour cause d'absence prolongée du fait d'une maladie, bien que les dispositions précitées ne posent pas de condition tenant au caractère effectif et définitif du remplacement du salarié, la cour d'appel a violé celles-ci ;
2 / que dans ses conclusions devant la cour d'appel, M. Y... soutenait qu'au cours de l'entretien préalable, la salariée ne lui avait pas caché qu'aucune reprise ne pouvait être envisagée, qu'elle allait devoir subir une nouvelle intervention chirurgicale, et que la confirmation de l'abandon de tout espoir de reprise après plus de dix mois d'absence justifiait la nécessité d'un remplacement ; qu'en s'abstenant de répondre à ce moyen, la cour d'appel a violé l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;
Mais attendu qu'après avoir exactement décidé qu'il appartenait à l'employeur d'établir la nécessité du remplacement définitif du salarié absent en raison de la maladie prolongée, la cour d'appel a constaté que l'employeur ne justifiait nullement de l'impossibilité pour lui de recourir à un remplacement par contrat de travail à durée déterminée ; qu'elle a par ce seul motif, répondant nécessairement au moyen prétendument délaissé, légalement justifié sa décision ; que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. Y... aux dépens ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du seize janvier deux mille deux.