Real Estate Company Appeal Regarding Servitude and Riparian Rights Dismissed
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe appellant, a real estate company, appealed a decision regarding a claimed servitude, but the first ground of appeal was deemed inadmissible as it introduced a new mixed question of fact and law not raised below, concerning the timing of knowledge of a corporate succession. The Court of Cassation upheld the rejection of the appeal, affirming that the lower court correctly found the alleged servitude was actually a limitation on riparian rights, which had disappeared because the predecessor company had previously sold the full, unrestricted property rights of the canal, thus rendering the appellant's claims baseless.
Regeste Legislator
Généré par l'IAREJETTE le pourvoi, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Real Estate Company Appeal Regarding Servitude and Riparian Rights Dismissed: The Court of Cassation upheld the rejection of the appeal, affirming that the lower court correctly found the alleged servitude was actually a limitation on riparian rights, which had disappeared because the predecessor company had previously sold the full, unrestricted property rights of the canal, thus rendering the appellant's claims baseless.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the main order resolving the appeal by rejecting it.
Cited in the dispositive for ordering the appellant to pay costs to the respondents.
Cited in the dispositive for rejecting the cost claim made by the appellant.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le premier moyen, ci-après annexé :
Attendu que la SCI des Forges du Doubs n'ayant pas soutenu dans ses conclusions d'appel qu'elle n'avait été informée que postérieurement au jugement de première instance, que la société ECIA était venue aux droits de la société AOP, le moyen est nouveau, mélangé de fait et de droit et, partant, irrecevable ;
Sur le second moyen, ci -après annexé :
Attendu qu'ayant, par motifs propres et adoptés, retenu que la servitude invoquée par la SCI des Forges du Doubs s'analysait en réalité en une limitation du droit d'usage des propriétaires riverains et, par motifs propres, qu'avant l'acquisition faite par la SCI des Forges du Doubs, la société AOP, son auteur, avait vendu, sans aucune limitation, la pleine propriété du canal aux époux X... et aux époux Y..., en sorte que la limitation du droit d'usage avait elle-aussi disparu, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de répondre à des conclusions que ses constatations rendaient inopérantes, a pu en déduire, sans se contredire et abstraction faite d'un motif surabondant relatif à la reconnaissance de la disparition de la servitude par la SCI des Forges du Doubs, que cette société devait être déboutée de ses demandes ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne la SCI des Forges du Doubs aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la SCI des Forges du Doubs à payer aux époux Y..., aux époux X... et à Mme Z..., ensemble, la somme de 1 900 euros et à la société ECIA industrie, la somme de1 900 euros ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la SCI des Forges du Doubs ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du treize novembre deux mille deux.