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99-43943 Généré par l'IA

Employee Notice Period Dispute Based on Collective Agreement Coefficient

Numéro de cause 99-43943
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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An employee, hired as an export assistant with a hierarchical coefficient of 190 under the chemical industry collective agreement, resigned and sought to shorten her required notice period, which the employer refused, leading the employer to sue for damages when the employee left early. The lower court limited the damages by finding the notice period was only one month because the employee's status as an executive was not proven, but the higher court quashed this part of the decision, reasoning that the employee's established coefficient of 190 mandated a two-month notice period under the applicable collective agreement, irrespective of executive status.

Regeste Legislator

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Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, articles 452 et 456 du nouveau Code de procédure civile; Employee Notice Period Dispute Based on Collective Agreement Coefficient: The lower court limited the damages by finding the notice period was only one month because the employee's status as an executive was not proven, but the higher court quashed this part of the decision, reasoning that the employee's established coefficient of 190 mandated a two-month notice period under the applicable collective agreement, irrespective of executive status.

Mots-clés

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délai de résiliation convention collective contrat de travail déterminé litiges du travail clause compromissoire salaire dû à l'employé

Dispositions légales citées

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Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile
Cited in the dispositive concerning the rejection of a demand based on this article.
articles 452 et 456 du nouveau Code de procédure civile
Cited in the dispositive regarding the procedural formality of transmission of the judgment.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 27 de l'avenant I de la Convention collective nationale des industries chimiques

This article was the legal basis for the decision regarding the duration of the notice period, which led to the partial cassation.

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile

Cited in the dispositive concerning the rejection of a demand based on this article.

articles 452 et 456 du nouveau Code de procédure civile

Cited in the dispositive regarding the procedural formality of transmission of the judgment.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par la société Prestige, société anonyme, dont le siège est ...,

en cassation d'un jugement rendu le 6 avril 1999 par le conseil de prud'hommes de Paris (section industrie), au profit de Mlle Samia X..., demeurant ...,

défenderesse à la cassation ;

LA COUR, en l'audience publique du 20 novembre 2001, où étaient présents : M. Waquet, conseiller doyen, faisant fonctions de président, Mme Maunand, conseiller référendaire rapporteur, M. Finance, Mme Quenson, conseillers, Mme Nicolétis, conseiller référendaire, M. Bruntz, avocat général, Mme Molle-de Hédouville, greffier de chambre ;

Sur le rapport de Mme Maunand, conseiller référendaire, les observations de Me Capron, avocat de Mlle X..., les conclusions de M. Bruntz, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Vu l'article 27 de l'avenant I de la Convention collective nationale des industries chimiques ;

Attendu qu'il résulte de ce texte que, sauf cas de faute grave ou de force majeure, la durée du préavis est de deux mois pour les salariés dont le coefficient hiérarchique est égal ou supérieur à 190 ;

Attendu que Mlle X... a été engagée le 15 juillet 1997, par la société Prestige, en qualité d'assistante export, coefficient 190 ;

que le contrat de travail était régi par la Convention collective nationale des industries chimiques ; que Mlle X... a démissionné le 3 février 1998 demandant à ne pas exécuter son préavis en totalité ; que l'employeur a refusé ; que la salariée a quitté l'entreprise le 23 février 1998 ; que la société Prestige a saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement de dommages-intérêts pour non-respect du préavis ;

Attendu que pour n'accueillir que partiellement la demande de la société Prestige, le conseil de prud'hommes a dit que la durée du préavis ne pouvait pas résulter d'une clause du contrat de travail et que, dans la mesure où il n'était pas justifié que Mlle X... ait la qualité de cadre, le préavis qu'elle devait ne pouvait être que d'un mois ;

Qu'en statuant ainsi alors que Mlle X... bénéficiait d'un coefficient hiérarchique de 190 impliquant que la durée de son préavis était de deux mois, le conseil de prud'hommes a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ses dispositions relatives à la demande de dommages-intérêts pour non-respect du préavis présentée par la société Prestige, le jugement rendu le 6 avril 1999, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Paris ;

remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Bobigny ;

Condamne Mlle X... aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de Mlle X... ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, prononcé et signé par M. Finance, conseiller le plus ancien, conformément aux dispositions des articles 452 et 456 du nouveau Code de procédure civile, en l'audience publique du quinze janvier deux mille deux.