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99-43929 Généré par l'IA

Employee Dismissal Without Express Contractual Probationary Period

Numéro de cause 99-43929
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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The employee was verbally hired as a secretary, and the employer terminated the employment sixteen days later, relying on a probationary period. The lower court upheld the dismissal without cause because the employee had received a document outlining company values that mentioned a trial period and because another employee testified that the hiring was conditional on a trial period. The Court of Cassation quashed the decision, reasoning that a probationary period must be expressly stipulated in the contract or established by a collective agreement, and an internal document or third-party testimony cannot substitute for a written agreement to establish a trial period in its absence.

Regeste Legislator

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article L. 122-4 du Code du travail, Vu l'article L. 122-4 du Code du travail, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee Dismissal Without Express Contractual Probationary Period: The lower court upheld the dismissal without cause because the employee had received a document outlining company values that mentioned a trial period and because another employee testified that the hiring was conditional on a trial period. The Court of Cassation quashed the decision, reasoning that a probationary period must be expressly stipulated in the contract or established by a collective agreement, and an internal document or third-party testimony cannot substitute for a written agreement to establish a trial period in its absence.

Mots-clés

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période de stage contrats de travail résiliation immédiate protection contre les congés personnel contractuel congé sans solde

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Vu l'article L. 122-4 du Code du travail

This article was the legal basis for the Court's finding that the lower court violated the rule requiring a trial period to be expressly fixed.

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile

This provision was cited in the dispositive regarding the rejection of a request made under this article.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par Mme Eliane X..., épouse Y..., demeurant ...,

en cassation d'un jugement rendu le 8 avril 1999 par le conseil de prud'hommes de Vienne (section commerce), au profit de la société Rénosol, société anonyme, dont le siège est ...,

défenderesse à la cassation ;

LA COUR, en l'audience publique du 25 avril 2001, où étaient présents : M. Le Roux-Cocheril, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président et rapporteur, M. Finance, Mme Quenson, conseillers, Mme Bourgeot, conseiller référendaire, Mme Barrairon, avocat général, Mme Molle-de Hédouville, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. Le Roux-Cocheril, conseiller, les observations de la SCP Boré, Xavier et Boré, avocat de la société Rénosol, les conclusions de Mme Barrairon, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur les trois moyens réunis :

Vu l'article L. 122-4 du Code du travail ;

Attendu qu'il résulte de ce texte, qu'une période d'essai ne se présume pas et doit être fixée expressément, a défaut de convention collective la rendant de plein droit applicable, dans son principe et dans sa durée, dès l'engagement du salarié ;

Attendu, selon le jugement attaqué, rendu sur renvoi après cassation (Soc. 9 juillet 1996 n° 3241 D), que Mme X... a été embauchée, suivant contrat verbal, par la société Rénosol le 12 septembre 1988, en qualité de secrétaire ; que, le 30 septembre, l'employeur a mis fin au contrat de travail ;

Attendu que pour débouter la salariée de sa demande d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, le jugement retient que la salariée ne pouvait ignorer qu'elle avait été embauchée avec une période d'essai au motif qu'à son embauche il lui avait été remis "la charte des valeurs du projet d'entreprise" dans laquelle figurait un texte sur la période d'essai et qu'une autre salariée de l'entreprise, qui avait fait passer un test dactylographique à Mme X... avait précisé à cette dernière que son embauche ne serait effective qu'après une période d'essai ;

Qu'en statuant ainsi, alors qu'un document interne à l'entreprise, lequel n'a pas la valeur d'une Convention collective, ne peut rendre de plein droit applicable la période d'essai et, qu'en l'absence de contrat écrit, la preuve qu'une période d'essai avait été convenue ne peut résulter d'une attestation, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 8 avril 1999, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Vienne ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Grenoble ;

Condamne la société Rénosol aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Rénosol ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du six juin deux mille un.