Legislator Jurisprudence & Législation
00-60412 Généré par l'IA

Elector Removal Based on Past Conviction and Application of Milder Penal Law

Numéro de cause 00-60412
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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Two electors sought the removal of an individual from the electoral roll based on their final criminal conviction for concealing misuse of corporate assets committed in 1993, invoking the electoral code provision in effect at the time of the offense. The lower court rejected the demand, applying the electoral code provision as amended following the introduction of the new Penal Code, which provided for an optional prohibition instead of mandatory incapacity. The high court upheld this decision, reasoning that the loss of electoral capacity under the former electoral code constituted a penalty of a penal nature, and therefore, in accordance with the principle of retroactivity of the milder penal law (article 112-1 of the Penal Code), the less severe post-offense legislation applied to the already convicted individual.

Regeste Legislator

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articles 132-21 du Code pénal, articles 112-1 du Code pénal, article 112-1 du Code pénal, Article 700 du nouveau Code de procédure civile; Elector Removal Based on Past Conviction and Application of Milder Penal Law: The lower court rejected the demand, applying the electoral code provision as amended following the introduction of the new Penal Code, which provided for an optional prohibition instead of mandatory incapacity. The high court upheld this decision, reasoning that the loss of electoral capacity under the former electoral code constituted a penalty of a penal nature, and therefore, in accordance with the principle of retroactivity of the milder penal law (article 112-1 of the Penal Code), the less severe post-offense legislation applied to the already convicted individual.

Mots-clés

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droit électoral infraction éloignement rétroactivité de la loi corruption électorale inscription électorale

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 112-1 du Code pénal

The court found that the lower court correctly applied this article concerning the retroactivity of a milder law, as the electoral incapacity was considered a sanction of a penal nature.

Article 700 du nouveau Code de procédure civile

This article was used to dismiss the request for costs presented by Mme X... and Mme C...

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par :

1 / Mme Valentina Y..., épouse X..., demeurant Z... B... Ape, lotissement Bel Air II, Pirae, ... - Tahiti (Polynésie française),

2 / Mme Evelyne D..., épouse C..., demeurant cité ouvrière C 12, Hamuta, Pirae, Papeete - Tahiti (Polynésie française),

en cassation d'un jugement rendu le 27 novembre 2000 par le tribunal de première instance de Papeete (contentieux des élections politiques), au profit de M. Gaston A..., demeurant Erima, Arue, Tahiti (Polynésie française),

défendeur à la cassation ;

LA COUR, en l'audience publique du 7 février 2001, où étaient présents : M. Buffet, président, Mme Batut, conseiller référendaire rapporteur, MM. Guerder, Pierre, Mme Solange Gautier, MM. de Givry, Mazars, conseillers, M. Trassoudaine, conseiller référendaire, M. Chemithe, avocat général, Mlle Laumône, greffier de chambre ;

Sur le rapport de Mme Batut, conseiller référendaire, les observations de la SCP Monod et Colin, avocat de Mme X... et de Mme C..., de Me Blondel, avocat de M. A..., les conclusions de M. Chemithe, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Attendu, selon le jugement attaqué (tribunal de première instance de Papeete, 27 novembre 2000), rendu en dernier ressort, qu'au vu d'un jugement définitif rendu le 7 janvier 2000 par un tribunal correctionnel condamnant M. A... pour recel d'abus de biens sociaux commis en 1993, Mme X... et Mme C..., électrices inscrites sur la liste électorale de la commune de Pirae, ont sollicité sa radiation de cette liste, en application de l'article L. 5 du Code électoral dans sa rédaction en vigueur à la date des faits délictueux ;

Attendu que Mme X... et Mme C... font grief au jugement d'avoir rejeté leur recours, alors, selon le moyen :

1 / que l'article L. 5 du Code électoral, en ce qu'il définit les personnes ne devant pas être inscrites sur la liste électorale, n'est pas une disposition de droit pénal ; qu'en retenant, pour écarter l'application de cette disposition dans sa rédaction en vigueur en 1993, au moment de l'accomplissement des faits pour lesquels M. A... a été condamné pénalement, que les articles 132-21 du Code pénal et L. 5 du Code électoral dans sa rédaction issue de la loi du 16 décembre 1992 instituaient des dispositions plus douces, le tribunal de première instance a violé les articles 112-1 du Code pénal et 2 du Code civil, ensemble les textes précités ;

2 / qu'à supposer même que l'article L. 5 du Code électoral puisse être regardé comme revêtant un caractère pénal, l'application de l'article 112-1 du Code pénal est subordonnée à l'absence de condamnation pénale passée en force de chose jugée ; qu'en appliquant l'article 112-1 du Code pénal tout en constatant que le jugement condamnant pénalement M. A... était définitif, le tribunal de première instance a violé ce texte par fausse application ;

Mais attendu que l'incapacité électorale de plein droit résultant de l'article L. 5 du Code électoral, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal, devait être analysée comme une sanction de nature pénale ;

Et attendu qu'ayant relevé qu'entre la date de commission des faits délictueux et celle du jugement rendu par la juridiction répressive, le texte précité avait été abrogé et remplacé par des dispositions instaurant un régime d'interdiction facultative, le Tribunal, en décidant que ces dispositions moins sévères étaient applicables aux infractions dont M. A... avait été déclaré coupable, a fait l'exacte application de l'article 112-1 du Code pénal ;

D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de Mme X... et de Mme C... ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du huit février deux mille un.