Worker Injury Compensation Appeal: Employer Fault Investigation Required
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA worker injured his hand on a milling machine at work, and the Court of Appeal denied compensation based on the theory that the accident was solely caused by the worker's own serious faults despite his familiarity with the equipment. The Supreme Court quashed this decision, reasoning that the Court of Appeal failed to legally establish the non-existence of inexcusable fault on the employer's part by not investigating, as requested by the victim, whether the employer violated applicable safety regulations for the machine or whether the victim had previously requested safety equipment to prevent the accident, thereby depriving its decision of a legal basis under the relevant Social Security Code articles.
Regeste Legislator
Généré par l'IAL. 452-1, L. 452-4, article 455 du nouveau Code de procédure civile, article 452 du nouveau Code de procédure civile; Worker Injury Compensation Appeal: Employer Fault Investigation Required: The Supreme Court quashed this decision, reasoning that the Court of Appeal failed to legally establish the non-existence of inexcusable fault on the employer's part by not investigating, as requested by the victim, whether the employer violated applicable safety regulations for the machine or whether the victim had previously requested safety equipment to prevent the accident, thereby depriving its decision of a legal basis under the relevant Social Security Code articles.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article forms part of the legal basis whose violation led to the cassation of the lower court's decision concerning compensation for an employment accident.
This article forms part of the legal basis whose violation led to the cassation of the lower court's decision concerning compensation for an employment accident.
Cited alongside substantive law as a basis for the cassation due to lack of legal basis.
Cited regarding the formal execution/pronouncement of the decision by the presiding judge.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par M. André X..., demeurant chez Mme Faure Y..., à Neuvic-sur-l'Isle (Dordogne), en cassation d'un arrêt rendu le 19 octobre 1992 par la cour d'appel de Bordeaux (chambre sociale), au profit :
1 ) de la société Cuisines Hart, dont le siège social est ... (Lot-et-Garonne),
2 ) de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Dordogne, sise ... (Dordogne), défenderesses à la cassation ;
Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, un moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ;
LA COUR, en l'audience publique du 8 juin 1995, où étaient présents : M. Kuhnmunch, président, M. Thavaud, conseiller rapporteur, MM. Vigroux, Berthéas, Favard, Gougé, Ollier, conseillers, M. Petit, conseiller référendaire, M. Kessous, avocat général, M. Richard, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. le conseiller Thavaud, les observations de la SCP Peignot et Garreau, avocat de M. X..., de Me Copper-Royer, avocat de la société Cuisines Hart, les conclusions de M. Kessous, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Sur le moyen unique, pris en ses première et troisième branches :
Vu les articles L. 452-1 et L. 452-4 du Code de la sécurité sociale, ensemble l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que, le 7 juin 1985, M. X..., salarié de la société Cuisines Hart, a été blessé à la main gauche par la fraiseuse sur laquelle il travaillait ;
Attendu que, pour dire que l'accident n'est pas dû à une faute inexcusable de l'employeur, l'arrêt attaqué relève que le salarié a commis un ensemble de fautes qui ont constitué la cause déterminante de cet accident et que ces fautes sont d'autant plus graves qu'il connaissait parfaitement la machine dont il se servait ;
Qu'en statuant ainsi sans rechercher, comme les conclusions de la victime l'invitaient à le faire, d'une part, si l'employeur n'avait pas contrevenu aux règlements de sécurité applicables à l'utilisation de la fraiseuse et, d'autre part, si la victime n'avait pas réclamé, préalablement à l'accident, un moyen de protection de nature à prévenir celui-ci, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 19 octobre 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Bordeaux ;
remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Agen ;
Condamne la société Cuisines Hart et la CPAM de la Dordogne, envers M. X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;
Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Bordeaux, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. Favard, conseiller le plus ancien en ayant délibéré, en remplacement de M. le président Kuhnmunch, conformément à l'article 452 du nouveau Code de procédure civile, en son audience publique du vingt juillet mil neuf cent quatre-vingt-quinze.