Legislator Jurisprudence & Législation
92-16305 Généré par l'IA

Mortgagors' Appealability of Seizure Opposition Based on Substantive Law Arguments

Numéro de cause 92-16305
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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The case involves a dispute where mortgagors, who had guaranteed the obligations of a company in receivership, appealed a judgment rejecting their opposition to a notice of seizure, citing arguments based on the non-acceleration of the debt term and the enforceability of the company's restructuring plan. The Court of Appeal declared this appeal inadmissible, reasoning that the mortgagors' arguments did not constitute challenges related to the substantive incidents of real estate seizure, which are the only matters allowing appeal under the relevant procedural law. The Court of Cassation quashed the Court of Appeal's decision, reasoning that arguments concerning the substantive law, such as the alleged breach of the law governing business recovery proceedings, are not limited by the procedural restrictions on appeals applicable only to incidents directly arising from the seizure procedure itself.

Regeste Legislator

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article 433 du Code de procédure civile, l'article 543 du nouveau Code de procédure civile, la loi du 25 janvier 1985, l'article 66; Mortgagors' Appealability of Seizure Opposition Based on Substantive Law Arguments: The Court of Appeal declared this appeal inadmissible, reasoning that the mortgagors' arguments did not constitute challenges related to the substantive incidents of real estate seizure, which are the only matters allowing appeal under the relevant procedural law. The Court of Cassation quashed the Court of Appeal's decision, reasoning that arguments concerning the substantive law, such as the alleged breach of the law governing business recovery proceedings, are not limited by the procedural restrictions on appeals applicable only to incidents directly arising from the seizure procedure itself.

Mots-clés

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argumentation sur le fond recouvrement de créances procédure d'opposition biens immeubles notion de décision objet du litige

Dispositions légales citées

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article 433 du Code de procédure civile
codedeprocédurecivile
l'article 543 du nouveau Code de procédure civile
This article, along with the text from the French Polynesia Code of Civil Procedure, defines the scope of appeal for incidents during real estate seizures, which was the legal basis for the cassation.
la loi du 25 janvier 1985
The violation of this law, concerning the merits of the case (which was improperly deemed an inadmissible ground for appeal by the lower court), justified the cassation.
l'article 66
This provision was cited in the dispositive regarding the allocation of costs to the defendant bank.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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l'article 543 du nouveau Code de procédure civile

This article, along with the text from the French Polynesia Code of Civil Procedure, defines the scope of appeal for incidents during real estate seizures, which was the legal basis for the cassation.

l'article 433 du Code de procédure civile de la Polynésie française

This article, along with Article 543 of the new Civil Procedure Code, defines the scope of appeal for incidents during real estate seizures, leading to the cassation of the lower court's decision.

la loi du 25 janvier 1985

The violation of this law, concerning the merits of the case (which was improperly deemed an inadmissible ground for appeal by the lower court), justified the cassation.

l'article 66

This provision was cited in the dispositive regarding the allocation of costs to the defendant bank.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par :

1 / M. Louis Y...,

2 / Mme Elvira X... épouse Y..., demeurant ensemble à Faaa PK 3,800, côté montagne, Polynésie française, en cassation d'un arrêt rendu le 5 mai 1992 par la cour d'appel de Papeete (chambre civile), au profit de la banque de Tahiti, société anonyme, dont le siège social est ..., défenderesse à la cassation ;

Les demandeurs invoquent, à l'appui de leur pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ;

LA COUR, en l'audience publique du 19 octobre 1994, où étaient présents : M. Bézard, président, M. Lassalle, conseiller rapporteur, Mme Pasturel, MM. Edin, Grimaldi, Mme Clavery, MM. Tricot, Badi, conseillers, MM. Le Dauphin, Rémery, conseillers référendaires, Mme Piniot, avocat général, Mme Arnoux, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. le conseiller Lassalle, les observations de Me Bouthors, avocat des époux Y..., de la SCP Monod, avocat de la banque de Tahiti, les conclusions de Mme Piniot, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Vu l'article 543 du nouveau Code de procédure civile et l'article 433 du Code de procédure civile de la Polynésie française qui, en matière d'incidents de saisie-immobilière, limite le droit d'appel aux décisions statuant sur des moyens tirés de l'incapacité de l'une des parties, de la propriété, de l'insaisissabilité ou de l'inaliénabilité des biens saisis ;

Attendu que seules constituent des incidents de saisie immobilière, les contestations qui sont nées de la procédure de saisie et qui s'y référent directement ; que, dès lors, n'ont pas ce caractère les contestations portant sur le fond même du droit ; que les restrictions au droit d'appel, résultant de ce second texte, ne sont pas applicables à de telles contestations ;

Attendu que pour déclarer irrecevable l'appel des époux Y..., cautions hypothécaires envers la banque de Tahiti des engagements de la société Océanie import en redressement judiciaire, formé contre le jugement qui les a déboutés de leur opposition à un commandement valant saisie, fondée sur l'absence de déchéance du terme et l'opposabilité à tous du jugement qui arrêtait le plan de continuation de l'entreprise, l'arrêt retient que leur dire ne constitue pas un moyen de fond ;

Attendu qu'en statuant ainsi, alors que le moyen pris de la violation des dispositions de la loi du 25 janvier 1985, portait sur le fond du droit, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 5 mai 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Papeete ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Papeete autrement composée ;

Condamne la banque de Tahiti, envers les époux Y..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;

Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Papeete, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par M. le président en son audience publique du six décembre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.