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92-20727 Généré par l'IA

Foreclosure Objection Procedural Requirements Notice of Counsel Obligation

Numéro de cause 92-20727
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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In mortgage foreclosure proceedings initiated by a bank against a property owner, the owner filed a statement of objection ("dire") himself seeking annulment of the procedure, which the lower court rejected as inadmissible, reasoning that any procedural incident in a real estate seizure must be supported by an attorney, and the owner was informed of this requirement when he appeared personally at the registry. The highest court overturned this decision, holding that the lower court failed to determine whether the mandatory notice (summons under Article 689 of the Code of Civil Procedure) had properly informed the seized party of the obligation to retain an attorney to file their objections, as required by Article 752, thus denying a legal basis for its ruling.

Regeste Legislator

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article 689 du Code de procédure civile, article 752 du nouveau Code de procédure civile; Foreclosure Objection Procedural Requirements Notice of Counsel Obligation: The highest court overturned this decision, holding that the lower court failed to determine whether the mandatory notice (summons under Article 689 of the Code of Civil Procedure) had properly informed the seized party of the obligation to retain an attorney to file their objections, as required by Article 752, thus denying a legal basis for its ruling.

Mots-clés

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procédure de réalisation de gage immobilier condition de recevabilité cause de l'obligation code de procédure civile fortune immobilière banque hypothécaire

Dispositions légales citées

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article 689 du Code de procédure civile
Cited as a legal basis that was violated, regarding the required content of the notice to attend the hearing.
article 752 du nouveau Code de procédure civile
Cited as a legal basis that was violated, leading to the cassation of the decision.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article 752 du nouveau Code de procédure civile

Cited as a legal basis that was violated, leading to the cassation of the decision.

article 689 du Code de procédure civile

Cited as a legal basis that was violated, regarding the required content of the notice to attend the hearing.

Condamne la Banque Rhône-Alpes, envers M. X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt

This clause orders the defendant to pay the costs (dépens) of the proceedings.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par M. Georges, André X..., époux de Mme X..., née Y... Raymonde, retraitée, demeurant 194, chemin vert à Beynost, Miribel (Ain), en cassation d'un jugement rendu le 3 novembre 1992 par le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse (saisies immobilières), au profit de la Banque Rhône-Alpes (groupe Crédit du Nord), société anonyme dont le siège social est ..., défenderesse à la cassation ;

Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ;

LA COUR, en l'audience publique du 12 octobre 1994, où étaient présents : M. Zakine, président, M. Delattre, conseiller rapporteur, M. Laplace, Mme Vigroux, MM. Buffet, Séné, Chardon, conseillers, M. Tatu, avocat général, Mme Lagardère, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. le conseiller Delattre, les observations de la SCP Urtin-Petit et Rousseau-Van Troeyen, avocat de M. X..., de Me Spinosi, avocat de la Banque Rhône-Alpes, les conclusions de M. Tatu, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :

Vu l'article 752 du nouveau Code de procédure civile et l'article 689 du Code de procédure civile ;

Attendu que la sommation de prendre connaissance du cahier des charges et d'assister à l'audience éventuelle doit, à peine de nullité, préciser au saisi et aux créanciers inscrits qu'ils ont à faire insérer leurs dires et observations par ministère d'avocat constitué ;

Attendu, selon le jugement attaqué, statuant en dernier ressort, que la Banque Rhône-Alpes a exercé des poursuites de saisie immobilière à l'encontre des époux X... ; que ceux-ci ont été sommés d'assister à l'audience éventuelle et que M. X... a déposé lui-même un dire aux fins d'obtenir l'annulation de la procédure ;

Attendu que, pour déclarer irrecevable ce dire, le tribunal a énoncé que tout incident de saisie immobilière ne peut être utilement soutenu que par le ministère d'un avocat, et que le saisi n'a pas cru bon de faire son profit de l'information qui lui a été donnée à cet égard, lorsqu'il s'est présenté en personne au greffe ;

Qu'en se déterminant ainsi, sans rechercher si les époux X... avaient été informés, par la sommation prévue par l'article 689 du Code de procédure civile valant citation qui lui avait été délivrée, de l'obligation dans laquelle ils étaient de constituer avocat pour former leur dire, le tribunal n'a pas donné de base légale à sa décision ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 3 novembre 1992, entre les parties, par le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal de grande instance de Lyon ;

Condamne la Banque Rhône-Alpes, envers M. X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;

Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres du tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse, en marge ou à la suite du jugement annulé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du sept novembre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.