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93-42310 Généré par l'IA

Employee Leave Dispute Regarding Family Event Leave Extension

Numéro de cause 93-42310
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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An employee, while on annual leave, had a child and sought three additional days of paid leave for the family event, which the employer refused, leading the employee to sue. The appellate court granted the employee's claim, reasoning that leave for a family event is not restricted to periods when the employee is actively working. However, the high court overturned this decision, holding that the appellate court violated the Labor Code and the collective agreement, which both specify that leave for family events must be taken "on the very days" the events occur, implicitly ruling that such leave cannot extend an existing vacation period.

Regeste Legislator

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article L. 226-1 du Code du travail; Employee Leave Dispute Regarding Family Event Leave Extension: The appellate court granted the employee's claim, reasoning that leave for a family event is not restricted to periods when the employee is actively working. However, the high court overturned this decision, holding that the appellate court violated the Labor Code and the collective agreement, which both specify that leave for family events must be taken "on the very days" the events occur, implicitly ruling that such leave cannot extend an existing vacation period.

Mots-clés

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congé annuel conventions collectives de travail congé de paternité prolongation du temps de travail indemnité de vacances violation d'obligations contractuelles de travail

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article L. 226-1 du Code du travail

The Supreme Court cites this article as one of the texts violated by the Court of Appeal, leading to the cassation.

article 31 de la convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs

The Supreme Court cites this article as one of the texts violated by the Court of Appeal, leading to the cassation.

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 2 avril 1993 entre les parties

This is the operative order (dispositive) of the decision, resulting from the violation of the cited substantive law.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par la société SEMVAT, dont le siège social est ... (Haute-Garonne), en cassation d'un arrêt rendu le 2 avril 1993 par la cour d'appel de Toulouse (4e chambre sociale), au profit de M. Claude X..., domicilié ... (Haute-Garonne), défendeur à la cassation ;

LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 5 juillet 1994, où étaient présents :

M. Waquet, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, M. Boinot, conseiller référendaire rapporteur, MM. Monboisse, Merlin, conseillers, Mlle Z..., M. Frouin, conseillers référendaires, M. Martin, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Boinot, les conclusions de M. Martin, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Vu l'article L. 226-1 du Code du travail et l'article 31 de la convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs ;

Attendu que, selon l'arrêt attaqué, M. Y..., employé par la société Semvat, a pris, du 3 au 30 août 1992, des congés annuels au cours desquels est née, le 20 août 1992, sa fille Marine Y... ;

qu'il n'a pu obtenir de son employeur la possibilité de prolonger de trois jours, pour cause de naissance, cette période de congés ;

qu'il a saisi le conseil de prud'hommes pour obtenir paiement de ces trois jours de congés ;

Attendu que, pour accueillir la demande, la cour d'appel a énoncé que le congé pour événement familial, notamment en raison de la naissance d'un enfant, n'est pas, même s'il est qualifié d'autorisation exceptionnelle d'absence, limité à la seule période où le salarié est en activité ;

Qu'en statuant ainsi, alors que, selon l'article L. 226-1 du Code du travail, l'autorisation exceptionnelle d'absence est accordée "à l'occasion de certains événements familiaux" et que l'article 31 de la convention collective susvisée précise que les congés accordés pour événement familiaux "doivent être pris dans les jours mêmes où ils sont justifiés par les événements de famille", la cour d'appel a violé lesdits textes ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 2 avril 1993 entre les parties, par la cour d'appel de Toulouse ;

remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Pau ;

Condamne M. X..., envers la société SEMVAT, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;

Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Toulouse, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du onze octobre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.