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92-45056 Généré par l'IA

Employee Dismissal Unjustified Despite Sales Loss

Numéro de cause 92-45056
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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An employee, hired as a salesperson, was dismissed and subsequently sued, leading to a judgment by the Court of Appeal finding the termination without real and serious cause and awarding damages. The employer appealed, arguing that the employee, an export manager, committed a grave fault by failing to secure a credit line with the export credit insurer before finalizing a significant sale to a new foreign client who subsequently proved insolvent, thus breaching an expected duty of prudence. However, the Supreme Court rejected the appeal, affirming the lower court's finding that the alleged grievances against the employee were unsubstantiated, thereby validating the determination that no grave fault warranted the dismissal.

Regeste Legislator

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article L. 122-6 du Code du travail, Article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee Dismissal Unjustified Despite Sales Loss: The employer appealed, arguing that the employee, an export manager, committed a grave fault by failing to secure a credit line with the export credit insurer before finalizing a significant sale to a new foreign client who subsequently proved insolvent, thus breaching an expected duty of prudence. However, the Supreme Court rejected the appeal, affirming the lower court's finding that the alleged grievances against the employee were unsubstantiated, thereby validating the determination that no grave fault warranted the dismissal.

Mots-clés

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résiliation injustifiée du bail manquement au devoir vente à crédit licenciement pour vol perte de gain assureur

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 700 du nouveau Code de procédure civile

The Court rejected the request made by M. X... based on this article concerning costs.

article L. 122-6 du Code du travail

The Court implicitly upheld the lower court's finding against the appellant's assertion that the Court of Appeal violated this article by not finding gross misconduct.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par la société Central service fruits, société à responsabilité limitée dont le siège social est ... 512, Rungis (Val-de-Marne), en cassation d'un arrêt rendu le 8 octobre 1992 par la cour d'appel de Paris (21e chambre, section B), au profit de M. Michel X..., demeurant 52, résidence Elysée II, La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), défendeur à la cassation ;

LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 28 juin 1994, où étaient présents : M . Lecante, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, Mme Girard-Thuilier, conseiller référendaire rapporteur, MM. Bèque, Ransac, conseillers, Mmes Beraudo, Pams-Tatu, Barberot, Brouard, conseillers référendaires, M. Kessous, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ;

Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire Girard-Thuilier, les observations de la SCP Gatineau, avocat de la société Central service fruits, de la SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin, avocat de M. X..., les conclusions de M. Kessous, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Attendu que M. X..., engagé par la société Central service fruits, le 1er juillet 1985, comme vendeur, a été licencié le 3 octobre 1989 ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale ;

Attendu que la société Central service fruits reproche à l'arrêt attaqué (Paris, 8 octobre 1992) de l'avoir condamnée à verser diverses indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors que, selon le pourvoi, un cadre à l'exportation doit, même sans instruction formelle de son employeur, prendre une ligne de crédit à la Coface auprès de laquelle son employeur a souscrit une police générale d'assurance, avant de conclure une vente importante avec un nouveau client étranger ; que cette obligation de prudence s'impose d'autant plus lorsque l'entreprise a déjà subi un important préjudice dans un passé récent pour n'avoir pas souscrit une telle garantie préalable à la Coface ; qu'en l'espèce, à supposer, par pure hypothèse, que M. X... n'ait pas reçu d'instructions formelles de son employeur, le salarié avait donc l'obligation d'ouvrir une ligne de crédit à la Coface avant de conclure une vente à un prix élevé avec un nouveau client anglais ; qu'en ne le faisant pas, M. X... a commis une négligence constitutive d'une faute grave, ce qui a causé un important préjudice à son employeur, le client s'étant révélé insolvable ; qu'en décidant que M. X... n'avait pas commis de faute grave, la cour d'appel a violé l'article L. 122-6 du Code du travail ;

Mais attendu que la cour d'appel a relevé que les griefs allégués à l'encontre du salarié n'étaient pas établis ; que le moyen n'est pas fondé ;

Et sur la demande formée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile :

Attendu que M. X... sollicite, sur le fondement de ce texte, l'allocation d'une somme de 11 000 francs ;

Et attendu qu'il n'y a lieu de faire droit à cette demande ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Rejette également la demande formée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ;

Condamne la société Central service fruits, envers M. X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du onze octobre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.