Liquidator and AGS Appeals Regarding Former Employee Claims After Judicial Liquidation
Synthèse Legislator
Généré par l'IAIn a case involving a former employee whose employment was terminated following a company's judicial liquidation, the Supreme Court addressed two appeals: one from the liquidator contesting the award of notice pay and compensation for procedural non-compliance, and another from the wage guarantee organization (AGS) challenging its liability for the employee's claims. The Court upheld the lower court's decision regarding the notice pay and procedural indemnity due to the employee, finding no basis for the liquidator's arguments concerning force majeure or small business exceptions, but it partially overturned the decision concerning the AGS, ruling that the AGS guarantee did not apply because the dismissal occurred more than fifteen days after the judgment of judicial liquidation, as stipulated by the relevant Labor Code article, leading to the partial quashing of the judgment without referral on that specific point.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 122-14-5 du Code du travail, article L. 143-11-1 du Code du travail, article 627, alinéa 1er du nouveau Code de procédure civile, dépend de ses propres dépens; Liquidator and AGS Appeals Regarding Former Employee Claims After Judicial Liquidation: The Court upheld the lower court's decision regarding the notice pay and procedural indemnity due to the employee, finding no basis for the liquidator's arguments concerning force majeure or small business exceptions, but it partially overturned the decision concerning the AGS, ruling that the AGS guarantee did not apply because the dismissal occurred more than fifteen days after the judgment of judicial liquidation, as stipulated by the relevant Labor Code article, leading to the partial quashing of the judgment without referral on that specific point.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited as the text violated by the Court of Appeal when ruling on the AGS guarantee, leading to partial cassation.
Applied to rule that no referral back to the lower court is necessary after the cassation.
Applied to order each party to bear its own costs.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
I - Sur le pourvoi n° 91-43.817 formé par M. X..., liquidateur, ès qualités de représentant des créanciers et de liquidateur de la société à responsabilité limitée Bergamini et Bazetoux, demeurant ... (Oise), CONTRE :
1 ) M. Guy Y..., demeurant ... (Seine-Maritime),
2 ) de l'AGS - ASSEDIC de l'Oise et Somme, dont le siège est ...,
II - Sur le pourvoi n° 91-43.713 formé par l'ASSEDIC de l'Oise et Somme, CONTRE :
1 ) de M. Guy Y...,
2 ) de M. X..., en cassation d'un arrêt rendu le 23 mai 1991 par la cour d'appel d'Amiens (2ème chambre sociale) ;
LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 5 octobre 1993, où étaient présents : M. Lecante, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, M. Boittiaux, conseiller rapporteur, M. Le Roux-Cocheril, conseiller, Mmes Pams-Tatu, Girard-Thuilier, conseillers référendaires, M. de Caigny, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. le conseiller Boittiaux, les observations de Me Boullez, avocat de l'AGS - ASSEDIC de l'Oise et Somme, les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Vu leur connexité, joint les pourvois n H/91-43.817 et U/91-43.713 ;
Attendu que la société Bergamini et Bazetoux a été mise en redressement judiciaire, puis en liquidation judiciaire le 12 juillet 1988 ; que M. Y..., salarié de la société, en arrêt de maladie à la suite d'un accident du travail, a été licencié le 30 septembre 1988 et a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir la fixation de ses créances salariales, consécutives au licenciement ;
Sur le pourvoi formé par M. X..., liquidateur de la société Bergamini et Bazetoux :
Attendu que le liquidateur fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir fixé, d'une part, le montant de l'indemnité de préavis, d'autre part une indemnité pour non respect de la procédure de licenciement, alors que, d'une part, M. Y... étant dans l'incapacité de travailler au moment du licenciement, l'employeur était dispensé, du fait de la force majeure, d'avoir à respecter cette obligation ; que la cour d'appel a violé les articles 5 et 12 du nouveau Code de procédure civile ; que, d'autre part, la loi n'a pas prévu d'indemnisation pour non respect de la procédure de licenciement, s'agissant d'une entreprise employant moins de 11 salariés, violant ainsi l'article L. 122-14-5 du Code du travail ; que, même si les dispositions de cet article étaient applicables, l'indemnité aurait dû être calculée en fonction du préjudice subi sur lequel la cour d'appel ne s'explique pas, violant ainsi de nouveau l'article L. 122-14-5 du Code du travail ;
Mais attendu, d'une part, que la cour d'appel ayant relevé que tous les salariés de l'entreprise licenciés par le liquidateur avaient été dispensés d'exécuter leur préavis, en raison de la cessation des activités de l'entreprise, n'encourt pas les griefs du moyen ; que d'autre part, s'agissant d'un licenciement pour motif économique, la cour d'appel a exactement jugé qu'une indemnité pour non respect de la procédure était due et en a fixé le montant en fonction du préjudice ; que le moyen n'est pas fondé ;
Mais sur le pourvoi formé par l'ASSEDIC de l'Oise et Somme :
Vu l'article L. 143-11-1 du Code du travail ;
Attendu que, selon ce texte, l'AGS garantit les créances résultant de la rupture du contrat de travail intervenant dans les 15 jours suivant le jugement de liquidation judiciaire, et pendant le maintien de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire ;
Attendu que pour condamner l'assedic de l'Oise et Somme à garantir les créances de M. Y..., la cour d'appel a énoncé que le droit du salarié est indépendant de l'observation par l'employeur tant des prescriptions des articles L. 143-11-1 et suivants, que des obligations dont il est tenu à l'égard des institutions prévues à l'article L. 143-11-4 ; qu'en statuant ainsi après avoir constaté que le licenciement était intervenu plus de 15 jours après le jugement de liquidation judiciaire, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
Et attendu qu'il y a lieu de faire application de l'article 627, alinéa 1er du nouveau Code de procédure civile, la cassation encourue n'impliquant pas qu'il soit à nouveau statué sur le fond ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a retenu que l'AGS devait garantir les sommes dues au salarié, l'arrêt rendu le 23 mai 1991, entre les parties, par la cour d'appel d'Amiens ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi ;
Laisse à chaque partie la charge de ses propres dépens ;
Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel d'Amiens, en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement annulé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du deux novembre mil neuf cent quatre-vingt-treize.