Co-Owners' Suit to Annul General Assembly Over Procedural Irregularities
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe co-owners of a property sued to annul a general assembly of co-owners, alleging various irregularities in the convocation and conduct of the meeting. The appellate court upheld the dismissal of the claim, reasoning that the co-owners should have consulted the co-ownership accounts at the syndic's subsidiary's location rather than its head office; however, the Court of Cassation quashed the decision because the appellate court failed to respond to the specific arguments raised by the co-owners concerning the notice for the general assembly not stating the procedures for consulting the supporting documents for charges, thereby violating the requirement to address all conclusions under the Code of Civil Procedure.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 455 du nouveau Code de procédure civile, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Co-Owners' Suit to Annul General Assembly Over Procedural Irregularities: The appellate court upheld the dismissal of the claim, reasoning that the co-owners should have consulted the co-ownership accounts at the syndic's subsidiary's location rather than its head office; however, the Court of Cassation quashed the decision because the appellate court failed to respond to the specific arguments raised by the co-owners concerning the notice for the general assembly not stating the procedures for consulting the supporting documents for charges, thereby violating the requirement to address all conclusions under the Code of Civil Procedure.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation applied this article to annul the appealed decision because it failed to respond to the conclusions regarding the lack of information on consulting supporting documents for charges.
The court expressly ruled that there was no need to award compensation under this provision.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par :
1 / M. Jean-François Y..., demeurant ... à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise),
2 / Mme Juliette X..., épouse Y..., demeurant ... à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise),
3 / M. Gérard Y..., demeurant Ecole de la Fontaine, rue Pierre Corneille à Montmorency (Val-d'Oise),
4 / M. Christian Y..., demeurant ... (19ème), en cassation d'un arrêt rendu le 6 mars 1992 par la cour d'appel de Paris (23ème chambre, section B), au profit du syndicat des copropriétaires de l'ensemble Immobilier du 195 Passage Delanos à Paris 10ème, pris en la personne de son syndic la société Sagefrance Val-de-Seine, dont le siège est sis ... (Hauts-de-Seine), défendeur à la cassation ;
Les demandeurs invoquent, à l'appui de leur pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt :
LA COUR, en l'audience publique du 8 décembre 1993, où étaient présents : M. Beauvois, président, M. Chemin, conseiller rapporteur, MM. Cathala, Valdès, Capoulade, Deville, Mlle Fossereau, M. Fromont, Mme Borra, conseillers, Mme Cobert, M. Chapron, conseillers référendaires, M. Mourier, avocat général, Mlle Jacomy, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. le conseiller Chemin, les observations de Me Boullez, avocat des consorts Y..., de la SCP Piwnica et Molinié, avocat du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier du 195 Passage Delanos à Paris 10ème, les conclusions de M. Mourier, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Sur le moyen unique :
Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 6 mars 1992), qu'alléguant diverses irrégularités dans la convocation et la tenue, le 28 février 1989, de l'assemblée générale des copropriétaires de l'immeuble 195 Passage Delanos à Paris (10e), les consorts Y..., copropriétaires, ont assigné le syndicat des copropriétaires en annulation de cette assemblée ;
Attendu que, pour débouter les consorts Y..., l'arrêt retient qu'il appartenait à M. Y... de consulter les comptes de la copropriété, non au siège social de la société, syndic chargé de l'administration de la copropriété, mais au siège de sa filiale à Nanterre ;
Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions soutenant que la convocation à l'assemblée générale ne rappelait pas les modalités de consultation des pièces justificatives des charges, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 6 mars 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Orléans ;
DIT n'y avoir lieu à indemnité en application de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ;
Condamne le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier du 195 Passage Delanos à Paris 10ème aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;
Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Paris, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du dix neuf janvier mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.