Manager Disqualification Following Theft Conviction Appeal
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed a decision by the Court of Appeal which had overturned a commercial court's order to strike a manager's name from the trade and companies register following his final conviction for attempted simple theft. The Court of Appeal erred by failing to apply the automatic prohibition on managing a company imposed by the decree-law of August 8, 1935, for certain criminal convictions, including attempt, by incorrectly relying on a separate 1947 law regarding commercial professions while ignoring the specific application of the 1935 decree-law's incapacities.
Regeste Legislator
Généré par l'IAl'article 6 du décret loi du 8 août 1935, l'article 2 de la loi du 30 août 1947, l'article 1er de la loi du 30 août 1947; Manager Disqualification Following Theft Conviction Appeal: The Court of Appeal erred by failing to apply the automatic prohibition on managing a company imposed by the decree-law of August 8, 1935, for certain criminal convictions, including attempt, by incorrectly relying on a separate 1947 law regarding commercial professions while ignoring the specific application of the 1935 decree-law's incapacities.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article, concerning the prohibition on managing companies following certain convictions, was the substantive basis for the Court of Cassation's decision to overturn the appellate court's ruling.
The appellate court violated this article by failing to consider that the incapacity provided for in Article 1 of the same law did not exclude the application of the Decree-Law of August 8, 1935.
This provision was cited in the reasoning for the lower court's error, concerning the scope of commercial activity prohibition, though the primary basis for the cassation was the violation of Art. 2 of the same law in conjunction with the 1935 Decree-Law.
This order explicitly imposes costs and execution expenses upon the defendant.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par M. le procureur général près la cour d'appel de Paris, en son parquet sis au palais de justice de Paris (1er), boulevard du Palais,
en cassation d'un arrêt rendu le 8 mars 1990 par la cour d'appel de Paris (1ère chambre section B), au profit de M. Stéphane X..., demeurant ... (Gironde),
défendeur à la cassation ;
LA COUR, en l'audience publique du 1er avril 1992, où étaient présents : M. Bézard, président, M. Rémery, conseiller référendaire rapporteur, MM. Hatoux, Nicot, Mme Pasturel, MM. Edin, Grimaldi, Apollis, Mme Clavery, MM. Lassalle, Tricot, conseillers, M. Le Dauphin, conseiller référendaire, M. Raynaud, avocat général, Mme Arnoux, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Rémery, les conclusions de M. Raynaud, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Donne défaut contre M. X... ;
Sur le moyen unique pris en ses deux branches :
Vu l'article 6 du décret loi du 8 août 1935 ;
Attendu que toute condamnation définitive pour crime de droit commun, pour vol, pour abus de confiance, pour escroquerie ou pour délit puni par les lois des peines de l'escroquerie ou de la banqueroute, pour soustraction commise par dépositaire public, pour extorsion de fonds ou valeurs, pour émission, de mauvaise foi, de chèques sans provision, pour atteinte au crédit de l'Etat, pour recel des choses obtenues à l'aide de ces infractions, comporte de plein droit interdiction du droit de diriger, administrer, gérer à un titre quelconque une société par actions ou à responsabilité limitée, ou une agence ou succursale de société par actions ou à responsabilité limitée, ou d'exercer les fonctions de membre du conseil de surveillance ou de commissaire dans ces sociétés, ou d'engager la signature sociale de ces sociétés et que toute condamnation pour tentative ou complicité des infractions ci-dessus entraînera la même incapacité ;
Attendu que pour infirmer l'ordonnance du juge du tribunal de commerce commis à la surveillance du registre du commerce et des sociétés, qui avait ordonné la radiation de l'inscription de M. X... en qualité de gérant de la société à responsabilité limitée MVS en raison de la condamnation définitive à la peine de 1 000 francs d'amende prononcée le 29 août 1988 par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour tentative de vol simple, la cour d'appel a retenu que la condamnation prononcée n'était pas de nature, au regard de l'article 1er de la loi du 30 août 1947 relative à l'assainissement des professions commerciales ou industrielles, à interdire à l'intéressé l'exercice de l'activité commerciale ;
Attendu qu'en statuant ainsi, alors que, selon l'article 2 de la loi du 30 août 1947, l'incapacité prévue à l'article 1er s'applique sans préjudice des dispositions du décret-loi du 8 août 1935, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 mars 1990, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Versailles ;
Condamne M. X... aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;
Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Paris, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par M. le président en son audience publique du vingt six mai mil neuf cent quatre vingt douze.