Workforce Reduction Impact on Safety Committee Delegation Hours Calculation
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court addressed an appeal concerning the calculation of delegation hours for a safety committee member following a drop in the employer's workforce size that moved the company below a statutory threshold. The employer reduced the committee member's monthly delegation hours from fifteen to ten based on the lower employee count, leading the member to claim payment for hours previously retained under the higher allocation. The lower court had ruled that the initial delegation hour allocation, set at the start of the mandate, could not be unilaterally changed by the employer regardless of workforce fluctuations; however, the high court overturned this decision, reasoning that Article L. 236-7 of the Labor Code mandates that any variation in workforce size crossing a specified threshold must be reflected in the calculation of delegation hours starting the following month.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 236-7 du Code du travail; Workforce Reduction Impact on Safety Committee Delegation Hours Calculation: The employer reduced the committee member's monthly delegation hours from fifteen to ten based on the lower employee count, leading the member to claim payment for hours previously retained under the higher allocation. The lower court had ruled that the initial delegation hour allocation, set at the start of the mandate, could not be unilaterally changed by the employer regardless of workforce fluctuations; however, the high court overturned this decision, reasoning that Article L. 236-7 of the Labor Code mandates that any variation in workforce size crossing a specified threshold must be reflected in the calculation of delegation hours starting the following month.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe decision expressly cites this article as the basis for overturning the lower court's ruling by establishing that the mandated change in staff numbers should immediately affect the delegation hours.
This provision orders the respondent to pay the costs of the cassation appeal.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE,
a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par la société anonyme Lustucru, dont le siège est 89, rue abbé Grégoire à Grenoble (Isère),
en cassation d'un jugement rendu le 28 novembre 1988 par le conseil de prud'hommes de Grenoble (section industrie), au profit de C... Lina William's demeurant ... à Fontaine (Isère),
défenderesse à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 1er juillet 1992, où étaient présents :
M. Saintoyant, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, M. Bonnet, conseiller référendaire rapporteur, MM. E..., D..., X..., Y..., Pierre, conseillers, Mme Z..., Mme B..., M. A..., Mmes Pams-Tatu, Bignon, conseillers référendaires, M. de Caigny, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Bonnet, les observations de Me Delvolvé, avocat de la société Lustucru, les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; ! Sur le moyen unique :
Vu l'article L. 236-7 du Code du travail ; Attendu qu'il résulte de ce texte qui fixe en fonction de l'effectif de l'établissement le contingent d'heures alloué mensuellement à titre individuel aux membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, que la variation de l'effectif au-delà ou au-deça d'un des seuils ainsi fixé doit être prise en compte dès le mois suivant pour la fixation du nombre d'heures de délégation ; Attendu, selon le jugement attaqué, que Mme William's a été, depuis septembre 1985, désignée en qualité de membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la société Lustucru ; que les effectifs de l'entreprise étant à l'époque compris entre 500 et 1 499 salariés, l'intéressée a bénéficié d'un crédit mensuel d'heures de délégation de quinze heures, conformément à l'article L. 236-7 du Code du travail ; que les effectifs de l'entreprise ayant diminué pour atteindre 489 salariés seulement au 31 octobre 1986, la société a informé les membres du CHSCT que le crédit horaire individuel serait ramené à dix heures ; que Mme William's a demandé le paiement de trois heures trente, en sus de ces dix heures, pour le mois de mars 1987, ces heures litigieuses ayant fait l'objet d'une retenue ; Attendu que pour accueillir la demande de la salariée, le conseil de
prud'hommes a énoncé qu'en l'absence d'indication légale, il doit être considéré que le nombre d'heures, fixé en début de mandat, ne peut être modifié par l'employeur avant le terme de celui-ci, quelles que soient les variations de l'effectif de l'entreprise ; Qu'en statuant ainsi, le conseil de prud'hommes a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 28 novembre 1988, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Grenoble ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Bourgoin-Jallieu ; Condamne Mme Williams's, envers la société Lustucru, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres du conseil de prud'hommes de Grenoble, en marge ou à la suite du jugement annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du sept octobre mil neuf cent quatre vingt douze.