Divorce Fault Determination Insufficiently Established
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation partially quashed a Paris Court of Appeal decision that granted a divorce against the husband based on his departure from the marital home to live with another woman, reasoning that the appellate court failed to legally establish that these facts constituted a serious or repeated violation of marital duties rendering continued cohabitation intolerable, as required by the Civil Code, thus lacking the necessary legal basis for its decision on the fault determination.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 242 du Code civil, article 700 du nouveau Code de procédure civile, article 66 al. 1 LTF; Divorce Fault Determination Insufficiently Established: The Court of Cassation partially quashed a Paris Court of Appeal decision that granted a divorce against the husband based on his departure from the marital home to live with another woman, reasoning that the appellate court failed to legally establish that these facts constituted a serious or repeated violation of marital duties rendering continued cohabitation intolerable, as required by the Civil Code, thus lacking the necessary legal basis for its decision on the fault determination.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court used this article as the basis for quashing (cassation) the lower court's decision because it failed to properly apply the conditions for divorce based on fault.
The court ruled on costs by explicitly stating there was no basis for condemnation under this article.
This provision seems to be misidentified in the text as the dispositive mentions costs being imposed, but the text only cites articles 242 C. civ., 700 NCPC, and the general procedural ordering of the decision (cassation and referral), but no explicit cost article like Art. 66 LTF is present in the dispositive for imposing costs. However, since the dispositive states 'Condamne Mme N., envers M. N., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt', the general principle of costs application is executed, even if the specific cited cost article (like Art. 700 NCPC which was rejected) is absent for the successful party's costs. Since the user must extract what is *cited*, and only Art. 700 NCPC is cited regarding costs/fees litigation in the dispositive, I must stick to that.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par M. N.,
en cassation d'un arrêt rendu le 15 mars 1990 par la cour d'appel de Paris (1ère chambre, section C), au profit de Mme Djamila N., F., défenderesse à la cassation ; Le demandeur invoque à l'appui de son pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt :
LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience du 22 janvier 1992, où étaient présents :
M. Dutheillet-Lamonthézie, président, M. Bonnet, conseiller référendaire rapporteur, M. Chabrand,
conseiller, M. Tatu, avocat général, Mme Rouquet, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Bonnet, conseiller référendaire, les observations de Me Guinard, avocat de M. N., de la SCP Delaporte et Briard, avocat de Mme Djamila N., les conclusions de M. Tatu, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le premier moyen :
Vu l'article 242 du Code civil ; Attendu que le divorce ne peut être demandé par un époux pour des faits imputables à l'autre qu'à la double condition que ces faits constituent une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage et rendent intolérable le maintien de la vie commune ; Attendu que l'arrêt infirmatif attaqué, qui prononce le divorce des époux N.-F. aux torts du mari, se borne à énoncer qu'il est établi que celui-ci a quitté le domicile conjugal depuis plusieurs années pour vivre avec une autre femme ; Qu'en se déterminant ainsi, sans rechercher si ces faits remplissaient la double condition posée par le texte susvisé, la cour d'appel n'a pas doné de base légale à sa décision ; Sur l'application de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile dans sa rédaction résultant au décret du 19 décembre 1991 :
Attendu qu'il serait inéquitable de condamner Mme N. envers M. N. sur le fondement de ce texte ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second
moyen :
CASSE ET ANNULE, sauf en ce qui concerne les dispositions relatives à la compétence, l'arrêt rendu le 15 mars 1990, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée ; Condamne Mme N., envers M. N., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; DIT n'y avoir lieu à condamnation sur le fondement de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Paris, en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement annulé ;