Cassation Court Reverses Nullification of Infringement Seizure Based on Recipient Qualification and Location Discrepancies
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation overturned a lower court's decision that nullified a seizure for infringement, because the lower court incorrectly found the seizure invalid based on the alleged incorrect qualification of the recipient as a manager and the seizure location differing from the documents. The reviewing court reasoned that the bailiff was entitled to rely on the recipient's declaration of being the legal representative, which is presumed true until successfully challenged by a formal objection (inscription en faux), and that the seizure itself occurred at the location specified in the authorizing orders, as documented in the seizure report.
Regeste Legislator
Généré par l'IAVu l'article 654 du nouveau Code de procédure civile; Cassation Court Reverses Nullification of Infringement Seizure Based on Recipient Qualification and Location Discrepancies: The reviewing court reasoned that the bailiff was entitled to rely on the recipient's declaration of being the legal representative, which is presumed true until successfully challenged by a formal objection (inscription en faux), and that the seizure itself occurred at the location specified in the authorizing orders, as documented in the seizure report.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was cited as the legal basis in the reasoning leading to the quashing of the lower court's decision regarding the validity of service.
This provision orders the losing party to pay the costs of the proceedings before the Court of Cassation.
This is a procedural instruction regarding the publicity and recording of the final decision.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par la société anonyme Rautureau Apple Shoes, dont le siège social est ... à La Gaubretière (Vendée), venant aux droits de la Société Apple Shoes société à responsabilité limitée par suite de fusion absorption,
en cassation d'un arrêt rendu le 22 novembre 1989 par la cour d'appel de Poitiers (chambre civile-1ère section), au profit de la société à responsabilité limitée Euratlantic, dont le siège est à Saint-Pierre des Echaubrognes (Deux-Sèvres),
défenderesse à la cassation ;
La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ;
LA COUR, en l'audience publique du 16 avril 1991, où étaient présents : M. Devouassoud, conseiller le plus ancien non empêché faisant fonctions de président, M. Laroche de Roussane, conseiller rapporteur, MM. Delattre, Laplace, Chartier, conseillers, M. Mucchielli, conseiller référendaire, M. Tatu, avocat général, Mme Lagardère, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. le conseiller Laroche de Roussane, les observations de Me Blondel, avocat de la société anonyme Rautureau Apple Shoes, de Me Luc-Thaler, avocat de la société à responsabilité limitée Euratlantic, les conclusions de M. Tatu, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Sur le moyen unique, pris en ses diverses branches :
Vu l'article 654 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu que la signification à une personne morale est faite à personne lorsque l'acte est délivré notamment à son représentant légal ;
Attendu que, pour déclarer nulle la saisie-contrefaçon opérée par la société Rautureau Apple Shoes à l'encontre de la société Euratlantic, l'arrêt attaqué retient que l'acte de signification de la décision ordonnant la saisie est nul, la copie ayant été remise à M. X..., qualifié à tort de gérant de la société Euratlantic, et que, contrairement aux indications du procès-verbal de saisie, celle-ci a été opérée dans un des établissements de la société X... et non de la société Euratlantic ;
Qu'en se déterminant ainsi, alors que, d'une part il résulte des mentions de l'acte de signification faisant foi jusqu'à inscription en faux que la copie a été remise à M. X... s'étant déclaré gérant de la société Euratlantic à l'huissier qui n'avait pas l'obligation de vérifier l'exactitude de cette
déclaration, et alors que, d'autre part, il résulte du procès-verbal de saisie que celle-ci a été opérée au lieu désigné par les ordonnances l'autorisant, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 22 novembre 1989, entre les parties, par la cour d'appel de Poitiers ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux ;
Condamne la société à responsabilité limitée Euratlantic, envers la société anonyme Rautureau Apple Shoes, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;
Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Poitiers, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du vingt neuf mai mil neuf cent quatre vingt onze.