Seller's Forfeited Deposit Upon Buyer's Refusal to Complete Sale
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA promise to sell a workshop was made with a down payment of 16,000 francs, stipulated to be forfeited if the buyer withdrew, but the seller attempted to cash the check for this deposit after the buyer had arguably already refused to proceed with the sale. The appellate court wrongly denied the seller payment of the forfeited sum, reasoning that the seller's late attempt to cash the check left the buyer with no choice but to default, even though the buyer had subsequently refused a formal notice to finalize the sale, thereby violating the principle of good faith in contractual execution.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 1134 du Code civil; Seller's Forfeited Deposit Upon Buyer's Refusal to Complete Sale: The appellate court wrongly denied the seller payment of the forfeited sum, reasoning that the seller's late attempt to cash the check left the buyer with no choice but to default, even though the buyer had subsequently refused a formal notice to finalize the sale, thereby violating the principle of good faith in contractual execution.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was violated by the Court of Appeal's ruling concerning the obligations arising from the promise to sell.
Texte complet
Sur le moyen unique :
Vu l'article 1134 du Code civil ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Amiens, 16 avril 1985), que, le 14 février 1981, M. X... a promis de vendre un atelier à usage de garage pour la somme de 160.000 francs à M. Y... qui a remis un chèque de 16.000 francs destiné à être encaissé "après la signature de la vente" ; qu'il était précisé que si, pour un motif quelconque, l'acquéreur se désistait, il perdrait "la caution" versée ;
Attendu que, pour débouter M. X... de sa demande en paiement de cette somme, l'arrêt retient qu'en tentant vainement, le 29 juin 1982, d'encaisser le chèque de M. Y... qui s'était révélé sans provision, M. X... avait placé l'acquéreur devant le fait accompli sans lui laisser la possibilité d'exécuter le contrat du 14 février 1981 ;
Attendu qu'en statuant ainsi, tout en constatant que, mis en demeure, le 13 août 1982, de régulariser la vente, M. Y... avait répondu qu'il n'avait pas à tenir compte de cette sommation, la Cour d'appel a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE et ANNULE l'arrêt rendu le 16 avril 1985, entre les parties, par la Cour d'appel d'Amiens ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la Cour d'appel de Douai, à ce désignée par délibération spéciale prise en la Chambre du conseil ;