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04-13467 Généré par l'IA

Judicial Enforcement of Private Real Estate Settlement vs. Notarial Exclusive Authority

Numéro de cause 04-13467
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

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The case involved parties who sought judicial enforcement to give an authentic character to a private transaction settling a real estate rights transfer, specifically an in-payment of property to satisfy a secured debt, after a lower court refused homologation based on the exclusive role of notaries in authentic acts required for property registration. The high court quashed the decision, reasoning that the jurisdiction of notaries does not preclude a judge from granting enforcement to such a transaction, thereby judicially conferring the requisite authentic nature needed for land registry publication, provided other publicity rules are respected.

Regeste Legislator

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articles 2052 du Code civil, l'article 1er de l'ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945, les articles 2052 du Code civil, 1441-4 du nouveau Code de procédure civile; Judicial Enforcement of Private Real Estate Settlement vs. Notarial Exclusive Authority: The high court quashed the decision, reasoning that the jurisdiction of notaries does not preclude a judge from granting enforcement to such a transaction, thereby judicially conferring the requisite authentic nature needed for land registry publication, provided other publicity rules are respected.

Mots-clés

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transactions immobilières fortune immobilière notaire exécution compétences exclusives paiement de la dette

Dispositions légales citées

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articles 2052 du Code civil
Vu l'article 1er de l'ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945, ensemble les articles 2052 du Code civil, 3 de la loi du 9 juillet 1991, modifié par celle du 22 novembre 1999, 1441-4 du nouveau Code de procédure civile ;
l'article 1er de l'ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945
This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.
les articles 2052 du Code civil
This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.
1441-4 du nouveau Code de procédure civile
This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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l'article 1er de l'ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945

This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.

les articles 2052 du Code civil

This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.

3 de la loi du 9 juillet 1991, modifié par celle du 22 novembre 1999

This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.

1441-4 du nouveau Code de procédure civile

This provision was cited as a basis for the cassation, as the court found the lower court violated it by refusing to enforce the transaction.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 1er de l'ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945, ensemble les articles 2052 du Code civil, 3 de la loi du 9 juillet 1991, modifié par celle du 22 novembre 1999, 1441-4 du nouveau Code de procédure civile ;

Attendu que la compétence des notaires ne s'oppose pas à ce que le juge saisi sur requête donne force exécutoire à une transaction opérant transfert de droits immobiliers, conférant ainsi judiciairement à celle-ci un caractère authentique, permettant son enregistrement et sa publication sous réserve du respect des dispositions régissant la publicité foncière ;

Attendu que, par transaction du 26 août 2003, les époux X... ont déclaré acquiescer au montant de la créance de la Société GE Capital Bank pour une somme de 99 435,36 euros et faire dation en paiement en pleine propriété aux époux Y... d'un bien immobilier sur lequel la banque avait engagé une procédure de saisie immoblière ; que les époux Y... ayant versé la somme représentant le montant de la créance due à la banque, cette dernière les a subrogés dans ses droits au titre des versements effectués, a renoncé à la poursuite de saisie immobilière, donné mainlevée de l'inscription de privilège de vendeur et de prêteur de deniers et procédé à la radiation du commandement de saisie immobilière ; que les parties à la transaction ayant demandé son homologation, elle leur a été refusée par ordonnance du 3 octobre 2003, non rétractée le 14 octobre 2003, confirmée par arrêt du 25 février 2004 ;

Attendu que pour refuser de conférer la force exécutoire à une transaction valant cession de droits réels immobiliers, la cour d'appel a retenu qu'il existait un monopole des notaires pour recevoir les contrats devant revêtir un caractère authentique et que si ce monopole n'est pas absolu, ce n'est qu'à titre exceptionnel que la loi permet à un officier public ou à un fonctionnaire spécialement désigné de recevoir un acte relevant de la volonté des parties, que quelles que soient les garanties que présente un accord intervenu devant un avocat, il ne s'agit pas d'un acte authentique ; que la forme authentique étant requise pour permettre la publicité d'un contrat entrainant la cession convenue, l'accord du 26 août 2003 ne pouvait être publié ;

En quoi la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 25 février 2004, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Lyon ;

Laisse chaque partie la charge de ses propres dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du seize mai deux mille six.