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03-21061 Généré par l'IA

Co-Heirs' Lease Termination Action Upheld Despite Tenant's Consent Argument

Numéro de cause 03-21061
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

Where co-heirs of a deceased property owner sought the termination of a farm lease due to non-payment of rent by their brother, who was the sole remaining tenant, the tenant argued that the initial notices to pay, which explicitly threatened termination, constituted acts of administration requiring the unanimous consent of all co-owners, not merely conservatory acts executable by one heir. The court rejected this, reasoning that because the demands for payment were correctly deemed conservatory acts executable by a single co-owner, and the subsequent action for lease termination was validly initiated by a court-appointed administrator acting on behalf of the entire co-ownership, the appellate court was justified in upholding the termination without needing to specifically verify the intent to terminate within the initial notices.

Regeste Legislator

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article 815-6 du Code civil, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Co-Heirs' Lease Termination Action Upheld Despite Tenant's Consent Argument: The court rejected this, reasoning that because the demands for payment were correctly deemed conservatory acts executable by a single co-owner, and the subsequent action for lease termination was validly initiated by a court-appointed administrator acting on behalf of the entire co-ownership, the appellate court was justified in upholding the termination without needing to specifically verify the intent to terminate within the initial notices.

Mots-clés

Généré par l'IA
résiliation du bail colocataire régime de propriété héritier droit successoral paysan loyer initial

Dispositions légales citées

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article 815-6 du Code civil
The Court cited this article to justify that the action for lease termination was validly introduced by the ad hoc agent appointed to act on behalf of the indivision.
article 700 du nouveau Code de procédure civile
This provision was applied to order the appellant to pay a sum for legal fees to the respondents.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
article 815-6 du Code civil

The Court cited this article to justify that the action for lease termination was validly introduced by the ad hoc agent appointed to act on behalf of the indivision.

article 700 du nouveau Code de procédure civile

This provision was applied to order the appellant to pay a sum for legal fees to the respondents.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Montpellier, 20 octobre 2003), que les époux Elie X... ont donné à bail à leur fils Michel un domaine agricole ; que les bailleurs étant décédés, leurs héritiers comprenant M. Michel X... et ses trois soeurs, se sont trouvés en indivision ; que M. Michel X... étant, suite au retrait des autres preneurs, demeuré seul fermier de l'exploitation, Mmes Y..., Z... et A... ont fait délivrer à leur frère deux mises en demeure portant sur deux termes de fermage demeurés impayés, mentionnant leur volonté d'agir en résiliation du bail à défaut de règlement ; qu'elles ont ensuite obtenu en justice la désignation d'un mandataire ad hoc chargé de poursuivre pour le compte de l'indivision la résiliation du bail ; que M. B..., en cette qualité, a assigné M. X... en résiliation du bail à ferme pour non-paiement de fermages ;

Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt d'accueillir la demande alors, selon le moyen, que si une mise en demeure de payer les fermages, qui se borne à reproduire pour sa régularité les dispositions de l'article L. 411-53 du Code rural, constitue un acte conservatoire, pouvant être valablement délivrée par un seul indivisaire, une mise en demeure, valant commandement de payer, mentionnant expressément la volonté des indivisaires de poursuivre la résiliation du bail à défaut de paiement dans le délai légal, constitue, en revanche, un acte d'administration nécessitant le consentement de tous les indivisaires ; qu'en se bornant à énoncer que les mises en demeure litigieuses de payer les fermages, constituent des actes conservatoires et non des actes d'administration et peuvent être valablement faites par un seul indivisaire, sans vérifier, ainsi qu'elle y avait été expressément invitée, si ces actes ne mentionnaient pas clairement l'intention des trois soeurs de M. X... de poursuivre la résiliation du bail à ferme, à défaut de règlement des fermages dans le délai de trois mois, et ne constituaient pas à ce titre un préalable à l'action en résiliation du bail, nécessitant le consentement de tous les indivisaires, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles 815-2 et 815-3 du Code civil ;

Mais attendu qu'ayant, à bon droit, énoncé que les mises en demeure de payer les fermages constituaient des actes conservatoires pouvant être valablement délivrés par un seul indivisaire et relevé que l'action en justice tendant à obtenir la résiliation du bail avait été introduite par le mandataire ad hoc désigné, en vertu de l'article 815-6 du Code civil, à l'effet d'engager cette action pour le compte de l'indivision, la cour d'appel qui n'était pas tenue de procéder à une recherche que ses constatations rendaient inopérante, a légalement justifié sa décision ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne M. X... aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne M. X... à payer à Mmes Y..., Z... et A..., ensemble, la somme de 2 000 euros ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quinze juin deux mille cinq.