Legislator Jurisprudence & Législation
04-40985 Généré par l'IA

Employee v. Furniture Company (Sunday Work Pay Dispute)

Numéro de cause 04-40985
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An employee sued for unpaid double wages, holiday pay, and bonuses for working Sundays, claiming violation of Article 55 of the national furniture collective agreement, which mandates a 100% increase for "exceptional" Sunday work; the lower court awarded the employee based on the establishment operating Sundays without authorization, but the high court quashed this decision, reasoning that since the employee habitually worked every Sunday, the work was not "exceptional" as required by the agreement, meaning the employee was entitled only to damages for the breach of Sunday rest laws, not the contractual wage increase.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee v. Furniture Company (Sunday Work Pay Dispute): Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du trente et un janvier deux mille six.

Mots-clés

Généré par l'IA
travail du dimanche et des jours fériés dommages-intérêts contractuels travail non rémunéré litiges du travail convention collective indemnisation des heures supplémentaires

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
l'article 700 du nouveau Code de procédure civile
This provision concerns the ruling on compensation for legal expenses, stating that no application will be made.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
l'article 55 de la Convention collective nationale de l'ameublement du 5 décembre 1955

This provision was cited as the legal basis for cassating the appealed decision regarding the non-payment of increased Sunday work wages.

l'article 700 du nouveau Code de procédure civile

This provision concerns the ruling on compensation for legal expenses, stating that no application will be made.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 55 de la Convention collective nationale de l'ameublement du 5 décembre 1955 ;

Attendu que M. X..., employé en qualité de vendeur par la société Conforama, a saisi la juridiction prud'homale de demandes tendant au paiement de rappels de salaires, congés payés et primes afférents à la période de novembre 1996 à novembre 2001, faisant valoir que son employeur ne lui avait pas versé un salaire doublé pour le travail effectué les dimanches, et ce, en méconnaissance des dispositions de l'article 55 de la convention collective de l'ameublement ;

Attendu que, pour condamner la société au paiement de rappels de salaires, congés payés et primes afférents à la période de novembre 1996 à novembre 2001, l'arrêt retient que l'établissement dans lequel travaillait le salarié ayant été ouvert le dimanche sans autorisation, il s'ensuit que le travail effectué le dimanche présente un caractère d'exception indépendamment de sa fréquence au sens de l'article 55 de la convention collective de l'ameublement ;

Attendu cependant, qu'aux termes de l'article 55 de la Convention collective nationale de l'ameublement du 5 décembre 1955, "Tous travaux exceptionnels du dimanche, des jours fériés et de nuit donneront lieu à une majoration de 100 % du salaire horaire effectif, incluant, le cas échéant, toutes majorations pour heures supplémentaires" ; qu'il en résulte que le caractère exceptionnel des travaux visés par la convention collective rend ce texte inapplicable au salarié qui travaille habituellement le dimanche ;

Qu'en statuant comme elle l'a fait, alors qu'elle avait constaté que le salarié travaillait chaque dimanche, ce dont il résultait que l'intéressé ne pouvait pas prétendre à un rappel de salaires au titre de la majoration conventionnelle mais exclusivement à des dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par la violation des dispositions légales relatives au repos dominical, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 décembre 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Versailles ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris ;

Condamne M. X... aux dépens ;

Dit n'y avoir lieu à application de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du trente et un janvier deux mille six.