Union Delegate Dismissal Following Workforce Reduction
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee, who had served as a union delegate for several years, was placed on precautionary suspension and subsequently dismissed following a decision by the departmental labor director to suppress the union delegate mandate due to a significant and lasting reduction in the company's workforce below fifty employees. The employer appealed the lower court's decision, which had annulled the suspension and ordered payment of back wages, arguing that the lower court wrongly conflated the termination of the mandate with its cessation under the relevant labor code articles and failed to establish a serious dispute or manifest illegality as required for summary judgment. The Supreme Court rejected the appeal, holding that when a union delegate mandate is terminated due to workforce reduction, the immediate suspension and dismissal remain subject to the special protection provisions of the labor code for twelve months if the mandate was held for at least one year, and further, that a judge in summary proceedings can order measures to end a manifestly illicit situation, which was established here by the employer's failure to follow the required procedure for the suspension of the protected employee.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 412-18 du Code du travail, Article L. 412-15 du Code du travail, Article R. 516-30, Article R. 516-31; Union Delegate Dismissal Following Workforce Reduction: The employer appealed the lower court's decision, which had annulled the suspension and ordered payment of back wages, arguing that the lower court wrongly conflated the termination of the mandate with its cessation under the relevant labor code articles and failed to establish a serious dispute or manifest illegality as required for summary judgment. The Supreme Court rejected the appeal, holding that when a union delegate mandate is terminated due to workforce reduction, the immediate suspension and dismissal remain subject to the special protection provisions of the labor code for twelve months if the mandate was held for at least one year, and further, that a judge in summary proceedings can order measures to end a manifestly illicit situation, which was established here by the employer's failure to follow the required procedure for the suspension of the protected employee.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal legally justified its decision by finding that the precautionary suspension of the union delegate occurred without respecting the procedure provided for in this article.
This article governs the immediate layoff and dismissal of the holder of a mandate that has been suppressed due to workforce reduction.
This article was considered in conjunction with Article L. 412-18 to assess the cessation of the union delegate's mandate.
The second branch of the appeal concerning the judge's lack of characterization of serious contestation or manifest illegality under this article was ultimately deemed irrelevant for admitting the appeal.
The second branch of the appeal concerning the judge's lack of characterization of serious contestation or manifest illegality under this article was ultimately deemed irrelevant for admitting the appeal.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique, pris en sa première branche :
Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Paris, 4 décembre 2003), Mme X..., engagée le 7 août 1984 par la société Dawson, titulaire d'un mandat de déléguée syndicale depuis 1996, a été licenciée le 16 novembre 2002 après avoir été mise à pied à titre conservatoire le 6 novembre 2002, sans que l'inspecteur du travail en ait été informé ;
que, sur requête de la société, le directeur départemental du travail, constatant la réduction de l'effectif de la société avait décidé, le 10 décembre 2001, la suppression du mandat de délégué syndical ;
Attendu que la société fait grief à l'arrêt rendu en matière de référés d'avoir annulé la mise à pied conservatoire et de l'avoir condamnée au paiement d'un rappel de salaires, alors, selon le moyen :
1 / que la cour d'appel ne pouvait assimiler la suppression du mandat avec la cessation de celui-ci par le biais d'une superposition des articles L. 412-15 et L. 412-18 du Code du travail sans en violer les termes ;
2 / qu'en énonçant que la suppression du mandat n'est qu'une modalité de la cessation des fonctions, sans caractériser l'absence de contestation sérieuse, ni l'existence d'un trouble manifestement illicite, la cour d'appel a violé les termes des articles R. 516-30 et R. 516-31 du Code du travail ;
Mais attendu, d'abord, que lorsque le directeur départemental du travail décide, à défaut d'accord entre le chef d'entreprise et l'ensemble des organisations syndicales représentatives, en cas de réduction importante et durable de l'effectif en dessous de cinquante salariés, que le mandat de délégué syndical prend fin, la mise à pied immédiate et le licenciement du titulaire du mandat supprimé sont soumis aux dispositions de l'article L. 412-18 du Code du travail pendant douze mois si les fonctions ont été exercées pendant un an au moins ;
Et attendu, ensuite, que même en présence d'une contestation sérieuse, le juge des référés, qui constate un trouble manifestement illicite, peut prescrire toute mesure destinée à y mettre fin ;
que la cour d'appel, qui a constaté que la mise à pied à titre conservatoire de la salariée qui avait exercé un mandat de déléguée syndicale pendant cinq années avant la cessation de ses fonctions le 10 décembre 2001, était intervenue sans respect de la procédure prévue à l'article L. 412-18 du Code du travail, a légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche du moyen qui ne serait pas de nature à permettre l'admission du pourvoi :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne la société Dawson France aux dépens ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-cinq janvier deux mille six.