Employee Surveillance Disclosure Requirement for Dismissal Evidence
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee was terminated for gross misconduct based on evidence gathered by private investigators, but the Court of Cassation quashed the lower court's decision affirming the termination and grounding the evidence in the investigation reports. The Court reasoned that although an employer has the right to monitor employees during work hours, any surveillance system implemented must be disclosed to the employees beforehand, and the lower court failed to establish whether the employee had been informed of the control measures used to gather the evidence against her.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 9 du nouveau Code de procédure civile, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee Surveillance Disclosure Requirement for Dismissal Evidence: The Court reasoned that although an employer has the right to monitor employees during work hours, any surveillance system implemented must be disclosed to the employees beforehand, and the lower court failed to establish whether the employee had been informed of the control measures used to gather the evidence against her.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was cited as the legal basis for the ground upon which the Court of Cassation quashed the decision, concerning the requirement to inform employees about control measures.
This provision was cited to order the condemned party to pay a sum to the lawyers' firm for expenses incurred.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Vu l'article 9 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu que si l'employeur a le droit de contrôler et de surveiller l'activité de son personnel durant le temps de travail, il ne peut mettre en oeuvre un dispositif de contrôle qui n'a pas été porté préalablement à la connaissance des salariés ;
Attendu que Mme X..., employée de M. Y... en qualité de commis de bar, a été licenciée le 25 octobre 1995 pour faute lourde, consistant à ne pas enregistrer des consommations dont elle s'appropriait le montant ;
Attendu que pour décider que les faits reprochés à l'intéressée n'étaient pas prescrits et juger que son licenciement était justifié par une faute lourde, l'arrêt retient que six rapports de deux détectives privés engagés par l'employeur en établissent les dates et la réalité ;
Qu'en statuant ainsi, sans rechercher si la salariée avait été informée de ce dispositif de contrôle, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 19 mars 2002, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes ;
Condamne M. Y... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, condamne M. Y... à payer à la SCP Delaporte, Briard et Trichet la somme de 1 500 euros ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-trois novembre deux mille cinq.