Employer Challenge to Work-Related Illness Recognition Rejected Due to Lack of Standing and Procedural Defect Insufficiency
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employer sought to have the primary sickness fund's decision to recognize an employee's illness as work-related declared unenforceable against it, asserting that the favorable opinion from the Regional Committee for the Recognition of Occupational Diseases was invalid due to the improper composition of the Committee (absence of one member); the Court of Cassation rejected the employer's appeal, reasoning that the procedural irregularity of the Committee's opinion, stemming from the absent member, does not automatically render the subsequent recognition decision by the sickness fund unenforceable against the employer, and furthermore, the employer lacked standing to challenge the appellate court's decision to annul the Committee's opinion and order the fund to resume the procedure from that point.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 461-1 du Code de la sécurité sociale, Article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employer Challenge to Work-Related Illness Recognition Rejected Due to Lack of Standing and Procedural Defect Insufficiency: Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du neuf mars deux mille six.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the dispositive to reject the request made by the appellant under this article regarding costs.
Cited in the reasoning regarding the requirement for the Caisse to resume the procedure, although the final orders do not explicitly enforce this provision against the appellant, only costs and Article 700 are explicitly ordered.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Nîmes, 9 avril 2004), qu'à la suite de l'avis favorable du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, la Caisse primaire d'assurance maladie (la Caisse) a reconnu le caractère professionnel de la maladie déclarée par M. X..., salarié de la société Laboratoire Aguettant (la société) ; que celle-ci, invoquant l'irrégularité de la composition du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles résultant de l'absence de l'un de ses membres, a demandé que la décision de prise en charge de la Caisse lui soit déclarée inopposable ; que la cour d'appel a annulé l'avis du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles et dit que la Caisse devrait reprendre la procédure prévue par l'article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale à partir de la saisine du comité dont l'avis est annulé ;
Attendu que la société fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué, alors selon le moyen :
1 ) que l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties et que le juge doit se prononcer sur ce qui est demandé mais seulement sur ce qui est demandé ; qu'en prononçant la nullité de la décision de prise en charge de la Caisse, cependant que la société Laboratoire Aguettant, qui avait engagé le contentieux devant les juridictions de sécurité sociale, concluait à l'inopposabilité à son égard de cette décision de prise en charge, que la Caisse ne concluait nullement à une annulation de sa décision et que le salarié, principal intéressé n'était pas partie à la procédure, la cour d'appel a excédé les limites du litige et a violé les articles 4 et 5 du nouveau Code de procédure civile ;
2 ) qu'en déboutant la société Laboratoire Aguettant de sa demande tendant à ce que la décision de prise en charge prise par la Caisse lui soit déclarée inopposable, tout en constatant cependant que la procédure ayant abouti à cette décision était irrégulière, ce dont il résultait nécessairement qu'aucune décision de prise en charge ne pourrait plus être opposée à l'employeur au titre de la maladie considérée, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations et a violé les articles L. 461-1 et D. 461-27 du Code de la sécurité sociale ;
Mais attendu que l'irrégularité de l'avis du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles tenant à l'absence de l'un de ses membres ne rend pas inopposable à l'égard de l'employeur la décision de reconnaissance du caractère professionnel de la maladie prise par la Caisse à la suite de cet avis ;
Et attendu que la société est sans intérêt à critiquer les dispositions de l'arrêt par lesquelles celui-ci a annulé l'avis du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles et dit que la Caisse était tenue de reprendre la procédure prévue par l'article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale à partir de la saisine de ce comité dont l'avis est annulé ;
D'où il suit qu'irrecevable en sa première branche, le moyen n'est pas fondé en sa seconde ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne la société Laboratoire Aguettant aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Laboratoire Aguettant ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du neuf mars deux mille six.