Employer Obligation to Reimburse Social Security Contributions on Early Retirement Indemnity
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court upheld the decision to order an employer to reimburse a former employee for social security contributions deducted from an early retirement indemnity paid under a social plan enacted for economic workforce reduction, rejecting the employer's arguments that the indemnity lacked an indemnifying character because the departure was voluntary and the position was not eliminated. The Court of Cassation reasoned that an indemnity paid to an employee who voluntarily accepts early retirement under a social plan established to reduce staff for economic reasons constitutes damages compensating for the prejudice resulting from the termination of the employment contract, and must therefore be exempt from social security contributions, confirming that the lower court's finding of an indemnifying nature sufficiently justified the reimbursement, irrespective of some potentially erroneous ancillary reasoning.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 242-1 du Code de la sécurité sociale, REJETTE le pourvoi, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, Condamne la société Mobil oil française aux dépens; Employer Obligation to Reimburse Social Security Contributions on Early Retirement Indemnity: The Court of Cassation reasoned that an indemnity paid to an employee who voluntarily accepts early retirement under a social plan established to reduce staff for economic reasons constitutes damages compensating for the prejudice resulting from the termination of the employment contract, and must therefore be exempt from social security contributions, confirming that the lower court's finding of an indemnifying nature sufficiently justified the reimbursement, irrespective of some potentially erroneous ancillary reasoning.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the operative part of the final order, rejecting the appeal.
This provision was cited in the dispositive order to award costs (Article 700 application) to M. X...
This is the cost order issued in the final dispositive section.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Donne acte à la société Esso SAF de ce qu'elle reprend l'instance ;
Sur le moyen unique :
Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Rouen, 3 avril 2001), M. X..., employé par la société Mobil oil française, a été placé, sur sa demande, en retraite anticipée, le 30 novembre 1997, en exécution des dispositions d'un plan social et a perçu l'indemnité de fin de carrière prévue par ce plan ;
Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt d'avoir condamné l'employeur à rembourser au salarié les cotisations sociales prélevées sur l'indemnité de fin de carrière et ordonné en conséquence la rectification des bulletins de paie, alors, selon le moyen :
1 / qu'en l'absence de référence des textes de sécurité sociale aux textes fiscaux et faute de dispositions particulières d'assimilation, l'exonération fiscale dont bénéficient certaines indemnités versées aux salariés ne peut être appliquée aux cotisations de sécurité sociale ; qu'en considérant que l'indemnité de fin de carrière versée au salarié ne devait pas être soumise à cotisations sociales dès lors que cette indemnité suivait le même régime fiscale que l'indemnité de licenciement, la cour d'appel a violé l'article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable à la cause ;
2 / que les sommes versées aux salariés quittant l'entreprise ne peuvent être exclues de l'assiette des cotisations sociales que si elles présentent un caractère indemnitaire ; que ce caractère indemnitaire fait nécessairement défaut lorsque le départ anticipé à la retraite d'un salarié, dans le cadre d'un plan social, est volontaire et qu'il n'a jamais été envisagé ni de supprimer son poste de travail ni de le licencier ; qu'en ne recherchant pas, comme l'y avait invité l'employeur, s'il avait été envisagé de supprimer le poste du salarié et de le licencier, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable à la cause ;
3 / qu'en se bornant à affirmer le caractère indemnitaire des sommes versées au salarié sans avoir caractérisé en quoi celles-ci étaient destinées à réparer un préjudice indemnisable et, sans au demeurant, avoir recherché si le départ volontaire du salarié avait effectivement causé un préjudice à celui-ci, la cour d'appel a de nouveau privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable à la cause ;
4 / qu'aux termes de l'article 12 du nouveau Code de procédure civile, le juge doit restituer leur exacte qualification aux faits et aux actes soumis à son examen sans s'arrêter à la dénomination que les parties en auraient proposée ; qu'en considérant que l'indemnité de fin de carrière versée au salarié devait être exonérée de cotisations sociales dès lors, d'une part, que l'employeur l'avait lui-même indiqué au comité d'entreprise et que, d'autre part, le certificat de travail remis au salarié mentionnait que cette indemnité était versée en compensation du préjudice lié à la cessation anticipée de son contrat, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable à la cause, ensemble l'article 12 du nouveau Code de procédure civile ;
Mais attendu que l'indemnité versée par l'employeur au salarié qui accepte de quitter volontairement l'entreprise dans le cadre d'un plan social établi en vue d'un projet de compression des effectifs pour motif économique a la nature de dommages-intérêts compensant le préjudice subi par le salarié né de la rupture de son contrat de travail, et doit en conséquence être exonérée de cotisations de sécurité sociale ;
Et attendu que la cour d'appel qui a retenu, abstraction faite des motifs erronés mais surabondants critiqués par les première et quatrième branches du moyen, que l'indemnité de fin de carrière versée par l'employeur, en exécution des dispositions d'un plan social, à M. X... qui avait accepté un départ anticipé à la retraite réparait le préjudice résultant de la rupture du contrat de travail, a légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne la société Mobil oil française aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Mobil oil française à verser à M. X... la somme de 2 000 euros ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du douze novembre deux mille trois.