Legislator Jurisprudence & Législation
01-45894 Généré par l'IA

Succession Clause in Employment Contract Upheld

Numéro de cause 01-45894
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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An individual, hired under a contract stipulating his right to designate one of his sons or sons-in-law for employment under the same conditions upon his departure, sought enforcement of this promise when his son informed the employer of his desire to succeed him, which the employer confirmed, only to later offer a part-time contract instead of the father's full-time position, leading the lower court to invalidate the clause as an illicit infringement on the employer's freedom of hiring; however, the Supreme Court quashed this decision, reasoning that since the promise of employment itself was lawful and not tainted by any defect of consent, the lower court erred in invalidating it based on the perceived illegality of the contractual succession clause.

Regeste Legislator

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article 1134 du Code civil, l'article 1134 du Code civil, Vu les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991, 700 du nouveau Code de procédure civile; Succession Clause in Employment Contract Upheld: Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze janvier deux mille quatre.

Mots-clés

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contrat de travail droit des successions travail à plein temps vice du consentement clause contractuelle liberté contractuelle

Dispositions légales citées

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article 1134 du Code civil
Vu l'article 1134 du Code civil ;
l'article 1134 du Code civil
This article was cited as the legal basis for overturning the Court of Appeal's decision, which had incorrectly invalidated the employment promise.
Vu les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991
This provision was cited in the dispositive regarding the granting of legal aid/fees.
700 du nouveau Code de procédure civile
This provision was cited in the dispositive to order the opposing party to pay a sum for expenses.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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l'article 1134 du Code civil

This article was cited as the legal basis for overturning the Court of Appeal's decision, which had incorrectly invalidated the employment promise.

Vu les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991

This provision was cited in the dispositive regarding the granting of legal aid/fees.

700 du nouveau Code de procédure civile

This provision was cited in the dispositive to order the opposing party to pay a sum for expenses.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 1134 du Code civil ;

Attendu que Roland X... a vendu, en 1980 à M. Y..., aux droits duquel vient la société Y..., des terrains destinés à l'installation d'une micro-centrale hydro-électrique et a été embauché en qualité de vérificateur, par contrat de travail précisant que lorsque M. Roland X... cessera ses fonctions, il pourra désigner à l'employeur l'un de ses fils ou gendres pour prendre ses fonctions, l'employeur étant tenu d'embaucher ledit fils ou gendre aux mêmes conditions ; que par lettre du 3 septembre 1996, Serge X..., fils de Roland X..., informait la société de son souhait de succéder à son père ; que, par courrier du 10 octobre 1996, l'employeur lui répondait qu'il était prêt à lui confier l'emploi dès que son père aura cessé ses fonctions ; que le 30 avril 1997, cette condition ayant été réalisée et la société lui ayant proposé un contrat de travail à temps partiel au lieu du temps plein dont bénéficiait son père, Serge X... a saisi la juridiction prud'homale d'une demande de dommages et intérêts en raison du préjudice résultant de la rupture de la promesse d'embauche ;

Attendu que, pour débouter M. Serge X... de sa demande, l'arrêt infirmatif attaqué retient que la liberté d'embauche est une liberté d'ordre général et fondamental, qui se rattache aux libertés publiques, qu'elle ne peut être restreinte que dans les conditions prévues par la loi ; qu'en l'espèce, la clause stipulant que l'employeur sera tenu d'embaucher la personne désignée par le salarié lors de son départ de l'entreprise, porte une atteinte directe et injustifiée au principe du libre choix par l'employeur de ses salariés ; que la clause est à ce titre illicite et de nul effet, que la promesse d'embauche consentie en exécution de cette clause doit également être annulée ;

Qu'en statuant ainsi, alors que la promesse d'embauche, laquelle aux termes des constatations de l'arrêt, n'était entachée d'aucun vice du consentement, était licite, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 17 octobre 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Montpellier ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes ;

Condamne la société Eal Y... aux dépens ;

Vu les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Eal Y... à payer à la SCP Nicolay et de Lanouvelle la somme de 2 200 euros ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze janvier deux mille quatre.