Worker Benefits for Stay in Morocco Based on Nationality
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA worker with dual French and Moroccan nationality, residing in France and receiving work accident benefits, was denied the continuation of these daily allowances by the primary health insurance fund for a stay in Morocco, despite having received authorization to leave the local jurisdiction; the lower court erred in granting the appeal by considering the individual's Moroccan nationality and the administrative cooperation between the two countries' social security bodies, because a French national residing in France is only entitled to cash benefits for stays in Morocco if they meet the conditions set by French law, which primarily considers French nationality for this purpose, thus leading the high court to quash the decision for misapplying the non-discrimination principle.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 22 du Code civil, articles L. 111-1 et L. 431-1 du Code de la sécurité sociale, article 627, alinéa 2, du nouveau Code de procédure civile; Worker Benefits for Stay in Morocco Based on Nationality: A worker with dual French and Moroccan nationality, residing in France and receiving work accident benefits, was denied the continuation of these daily allowances by the primary health insurance fund for a stay in Morocco, despite having received authorization to leave the local jurisdiction; the lower court erred in granting the appeal by considering the individual's Moroccan nationality and the administrative cooperation between the two countries' social security bodies, because a French national residing in France is only entitled to cash benefits for stays in Morocco if they meet the conditions set by French law, which primarily considers French nationality for this purpose, thus leading the high court to quash the decision for misapplying the non-discrimination principle.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court used this article to determine that French nationality should have been the sole factor considered, leading to the cassation.
These articles were cited along with Article 22 of the Civil Code as being violated by the lower court's decision regarding the payment of daily allowances abroad.
This provision was applied to allow the Court of Cassation to terminate the dispute without referral after quashing the lower court's decision.
Texte complet
Sur le moyen unique :
Vu l'article 22 du Code civil, et les articles L. 111-1 et L. 431-1 du Code de la sécurité sociale ;
Attendu que M. X..., qui possède la double nationalité française et marocaine et réside en France, et qui se trouvait en arrêt de travail à la suite d'un accident du travail, a demandé à la caisse primaire d'assurance maladie l'autorisation de se rendre au Maroc ; que la Caisse lui a accordé l'autorisation de quitter la circonscription, mais a refusé de lui verser les indemnités journalières pendant son séjour au Maroc ;
Attendu que pour accueillir son recours, le jugement attaqué retient que M. X... avait la nationalité marocaine lorsqu'il séjournait au Maroc, et que la Caisse avait la possibilité d'exercer son contrôle, puisque la convention franco-marocaine de sécurité sociale du 9 juillet 1965 prévoyait l'entraide administrative des organismes des deux pays ;
Qu'en statuant ainsi, alors que l'intéressé ayant la nationalité française, cette nationalité devait être seule prise en compte par le juge français, de sorte que le droit aux prestations en espèces n'était pas ouvert à l'occasion d'un séjour au Maroc, le Tribunal, qui s'est déterminé par une application erronée du principe de non-discrimination, a violé les textes susvisés ;
Et attendu que la Cour de cassation est en mesure de mettre fin au litige en appliquant la règle de droit appropriée, conformément à l'article 627, alinéa 2, du nouveau Code de procédure civile ;
Par ces motifs :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 1er février 2000, entre les parties, par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Annecy ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi.