Appeal Struck for Untimely Briefs; Expiration Defense Improperly Rejected
Synthèse Legislator
Généré par l'IAIn an appeal stemming from a summary proceeding where the appellants failed to file their briefs within the four-month period following the appeal, leading to the case being struck from the roll, and the opposing party subsequently invoked the expiration (péremption) of the instance, the appellate court wrongly rejected the expiration defense by citing the appellants' prior communications and requests for document exchange as sufficient dilatory acts. The high court overturned this decision, reasoning that in the appeal phase, the only act capable of interrupting the expiration period was the actual filing of the required briefs, which would reinstate the case on the court's active list.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 386 du nouveau Code de procédure civile; Appeal Struck for Untimely Briefs; Expiration Defense Improperly Rejected: The high court overturned this decision, reasoning that in the appeal phase, the only act capable of interrupting the expiration period was the actual filing of the required briefs, which would reinstate the case on the court's active list.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed the decision for violating this article by incorrectly assessing the interrupting diligence for the instance lapse (péremption).
Texte complet
Sur le premier moyen :
Vu l'article 386 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu que dans l'instance en référé les opposant à la SCI La Drette, les époux X... ont interjeté appel et n'ont pas conclu dans les 4 mois suivants ; que l'affaire a été radiée ; qu'ultérieurement la SCI a invoqué la péremption de l'instance ;
Attendu que, pour déclarer non fondée l'exception de péremption, l'arrêt retient qu'en plusieurs occasions les époux X... ont manifesté leur intention de faire juger l'affaire et d'avancer dans la mise en état et se réfère à une communication de pièces sollicitée par lettre de l'avoué et ensuite par sommation ;
Qu'en statuant ainsi, alors que la seule diligence interruptive de péremption ne pouvait être, de la part de l'appelant, que le dépôt de ses conclusions emportant rétablissement de l'affaire au rôle, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 septembre 1998, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, autrement composée.