Legislator Jurisprudence & Législation
98-17846 Généré par l'IA

Liquidator's Attempt to Extend Liquidation and Open New Proceedings Against Company Under Reorganization Plan Rejected

Numéro de cause 98-17846
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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The liquidator of a company placed in judicial liquidation sought to extend the procedure to another company, initially in receivership but subsequently subject to an approved reorganization plan, based on confusion of assets, and alternatively, sought to open collective proceedings against the second company, deemed a de facto manager of the first, under specific legal provisions. The Court of Cassation upheld the appellate court's decision rejecting these claims, reasoning that a collective proceeding cannot be extended to a company for confusion of assets once a reorganization plan has been approved for it, and further, that no new receivership or liquidation proceeding can be initiated against a company that is already operating under an approved reorganization plan, even if it was the de facto manager of another defaulting company.

Regeste Legislator

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Article 182 de la loi du 25 janvier 1985, Articles 7, 61, 69 et 81 de la loi du 25 janvier 1985, REJETTE le pourvoi; Liquidator's Attempt to Extend Liquidation and Open New Proceedings Against Company Under Reorganization Plan Rejected: The Court of Cassation upheld the appellate court's decision rejecting these claims, reasoning that a collective proceeding cannot be extended to a company for confusion of assets once a reorganization plan has been approved for it, and further, that no new receivership or liquidation proceeding can be initiated against a company that is already operating under an approved reorganization plan, even if it was the de facto manager of another defaulting company.

Mots-clés

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liquidateur judiciaire liquidation d'une Sàrl société d'exploitation bien découvert après la clôture de la faillite ouverture de la procédure bénéfice

Dispositions légales citées

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Article 182 de la loi du 25 janvier 1985
The court confirmed that no restructuring or liquidation proceeding can be opened against the company subject to a restructuring plan, even if it was the de facto manager of another company involved in collective proceedings and committed acts listed in this article.
Articles 7, 61, 69 et 81 de la loi du 25 janvier 1985
The court implicitly confirmed the principle that the extension of proceedings due to confusion of assets cannot occur after a restructuring plan has been approved for the second company, which is the subject of the appeal regarding these articles.
REJETTE le pourvoi
This is the final order rejecting the appeal.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 182 de la loi du 25 janvier 1985

The court confirmed that no restructuring or liquidation proceeding can be opened against the company subject to a restructuring plan, even if it was the de facto manager of another company involved in collective proceedings and committed acts listed in this article.

Articles 7, 61, 69 et 81 de la loi du 25 janvier 1985

The court implicitly confirmed the principle that the extension of proceedings due to confusion of assets cannot occur after a restructuring plan has been approved for the second company, which is the subject of the appeal regarding these articles.

REJETTE le pourvoi

This is the final order rejecting the appeal.

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Texte complet

Sur les premier et second moyens, réunis :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Caen, 30 avril 1998), qu'après la mise en liquidation judiciaire de la SARL Sogemo Ouest (la SARL) prononcée par jugement du 18 novembre 1994, M. X..., agissant en qualité de liquidateur de cette société, a assigné la société anonyme Sogemo, qui avait été mise en redressement judiciaire par un jugement du 30 juin 1993 et dont le plan de redressement par voie de continuation avait été arrêté par un jugement du 21 septembre 1994, pour que lui soit étendue la procédure de liquidation judiciaire sur le fondement de la confusion des patrimoines ; que le tribunal a accueilli cette demande ; que, devant la cour d'appel, le liquidateur a, subsidiairement, demandé l'ouverture d'une procédure collective à l'égard de la société Sogemo, dirigeant de fait de la SARL, sur le fondement de l'article 182 de la loi du 25 janvier 1985 ; que la cour d'appel a rejeté ces demandes ;

Attendu que le liquidateur fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen :

1° que l'impossibilité d'une extension pour confusion des patrimoines ne se rencontre que si l'entreprise, dont la procédure est appelée à être étendue à une autre si la demande d'extension est accueillie, fait l'objet d'un plan de redressement ; qu'elle ne concerne donc pas l'hypothèse où l'entreprise à l'encontre de laquelle une demande d'extension est formulée fait elle-même l'objet d'un plan de redressement ; qu'en décidant le contraire, les juges du fond ont violé les articles 7, 61, 69 et 81 de la loi du 25 janvier 1985 ;

2° que rien ne s'oppose à ce qu'une société, ayant fait l'objet d'une procédure d'apurement, se voie à nouveau mise en redressement judiciaire si cette société se trouve avoir la qualité de dirigeant d'une autre entreprise en redressement judiciaire et s'il peut être relevé à son encontre des faits énumérés à l'article 182 de la loi du 25 janvier 1985 ; qu'en statuant comme ils l'ont fait les juges ont violé, par refus d'application, le texte susvisé ;

Mais attendu, d'une part, que la cour d'appel a, à bon droit, énoncé qu'une procédure collective, ouverte à l'égard d'une première société, ne peut être étendue à une seconde, sur le fondement de la confusion des patrimoines après que le tribunal a arrêté à l'égard de cette dernière un plan de redressement par voie de cession ou par voie de continuation ;

Attendu, d'autre part, que l'arrêt énonce exactement que lorsqu'une société fait l'objet d'un plan de redressement, aucune procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ne peut être ouverte à son égard au motif que cette société aurait été le dirigeant de fait d'une autre société soumise à une procédure collective et aurait commis l'un des agissements prévus par l'article 182 de la loi du 25 janvier 1985 ;

D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches ;

Par ces motifs :

REJETTE le pourvoi.