Debtor Company Liability After Reorganization Plan Approval and Procedural Rights in Appeals
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA former employee, whose claims for post-judicial termination compensation were being pursued against the creditors' representative during an appeal, found that the court of appeal incorrectly held the debtor company personally liable for the fixed claims upon the approval of its reorganization plan, because the approval of the plan reinstated the debtor's full powers, meaning the company itself, not merely the plan execution supervisor, should have been called to defend its interests in the ongoing proceedings, leading to the cassation of the appellate decision for failing to respect the procedural rights of the debtor.
Regeste Legislator
Généré par l'IAL. 621-67 et L. 621-68 du Code de commerce, L. 621-143 du Code de commerce, article 14 du nouveau Code de procédure civile; Debtor Company Liability After Reorganization Plan Approval and Procedural Rights in Appeals: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 7 décembre 1999, entre les parties, par la cour d'appel d'Angers ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rennes.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the reasoning that led to the cassation, indicating the court failed to respect the procedural rights related to the execution of the plan when the debtor was not called to the hearing.
Cited in the reasoning that led to the cassation, related to the situation after the confirmation of the recovery plan.
Cited in the reasoning that led to the cassation, relating to the principle that no one can be condemned without being heard or called.
Texte complet
Sur le moyen unique :
Vu les articles 14 du nouveau Code de procédure civile, L. 621-67, L. 621-68 et L. 621-143 du Code de commerce ;
Attendu que le jugement qui arrête le plan met fin à la période d'observation et fait recouvrer au débiteur tous ses pouvoirs, sous la seule réserve de ceux qui sont attribués, dans la procédure simplifiée, au commissaire à l'exécution du plan, pour la mise en oeuvre et l'exécution du plan ; que lorsqu'une procédure portant sur des créances nées après le jugement d'ouverture est en cours, au jour du jugement arrêtant le plan, le débiteur doit y être appelé, afin d'y défendre ses intérêts, nul ne pouvant être condamné sans avoir été entendu ou appelé ;
Attendu que Mme Y..., engagée en février 1991 par la société X... et licenciée par cette dernière pour faute grave le 5 décembre 1996, après que l'employeur a fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire simplifiée, a saisi la juridiction prud'homale de demandes portant sur des créances salariales et indemnitaires nées du licenciement, dirigées contre le représentant des créanciers ; qu'au cours de la procédure d'appel, le plan de redressement par continuation de la société X... a été arrêté, le représentant des créanciers étant alors désigné en qualité de commissaire à l'exécution du plan ;
Attendu que, pour condamner la société X... au paiement de sommes dues à la suite du licenciement, la cour d'appel a retenu que l'existence d'un plan de continuation devait entraîner la condamnation personnelle de cette société aux créances judiciairement fixées ;
Qu'en statuant ainsi alors, d'une part, que le commissaire à l'exécution du plan n'avait pas le pouvoir de représenter la société X... à la procédure en cours et, d'autre part, que cette société n'avait pas été convoquée à l'audience, la cour d'appel a méconnu l'étendue de ses pouvoirs et violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 7 décembre 1999, entre les parties, par la cour d'appel d'Angers ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rennes.