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00-45572 Généré par l'IA

Employee's Request Necessary for Reclassification of Illegal Fixed-Term Contract to Indefinite-Term Contract

Numéro de cause 00-45572
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige annulled
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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An employee, hired under a fixed-term contract (CDD) that was not legally justified for its duration or purpose, was dismissed for fault during the term, and subsequently sued for damages and a precariousness indemnity, which the lower court addressed by *sua sponte* reclassifying the CDD as an indefinite-term contract (CDI) based on the judge's duty to correctly qualify legal acts, while awarding the statutory indemnity for an unfair termination of a CDI. The high court quashed this decision, reasoning that while the judge has the power under civil procedure to correctly qualify contracts, the specific protective measures of the labor code concerning CDDs, particularly the inability to reclassify an illegal CDD to a CDI without the employee's request, limit this judicial power, meaning the employee alone can invoke the inapplicability of CDD rules.

Regeste Legislator

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article L. 122-3-13 du Code du travail, article L. 122-14-5 du Code du travail, article L. 122-1-2 du Code du travail, article 12 du nouveau Code de procédure civile, Article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee's Request Necessary for Reclassification of Illegal Fixed-Term Contract to Indefinite-Term Contract: The high court quashed this decision, reasoning that while the judge has the power under civil procedure to correctly qualify contracts, the specific protective measures of the labor code concerning CDDs, particularly the inability to reclassify an illegal CDD to a CDI without the employee's request, limit this judicial power, meaning the employee alone can invoke the inapplicability of CDD rules.

Mots-clés

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contrat de durée indéterminée clauses abusives code de procédure civile limites légales changement d'emploi incitation à violer ou à résilier un contrat

Dispositions légales citées

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article L. 122-3-13 du Code du travail
The Court of Cassation rules that the Court of Appeal violated this article by ex officio reclassifying the fixed-term contract as an indefinite-term contract, which is prohibited by this text.
article L. 122-14-5 du Code du travail
Attendu que pour dire que le contrat conclu par les parties était un contrat à durée indéterminée et allouer au salarié l'indemnité prévue par l'article L. 122-14-5 du Code du travail et non des dommages-intérêts en application de l'article L.
article L. 122-1-2 du Code du travail
codedutravail
article 12 du nouveau Code de procédure civile
The Court of Cassation ruled that the Court of Appeal exceeded its powers by relying on this article to reclassify the contract without a request from the employee, in violation of Article L. 122-3-13 of the Labor Code.
Article 700 du nouveau Code de procédure civile
This provision was cited in the dispositive to reject the request made by the defendant company (Société Cotra).
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 122-3-13 du Code du travail

The Court of Cassation rules that the Court of Appeal violated this article by ex officio reclassifying the fixed-term contract as an indefinite-term contract, which is prohibited by this text.

article 12 du nouveau Code de procédure civile

The Court of Cassation ruled that the Court of Appeal exceeded its powers by relying on this article to reclassify the contract without a request from the employee, in violation of Article L. 122-3-13 of the Labor Code.

Article 700 du nouveau Code de procédure civile

This provision was cited in the dispositive to reject the request made by the defendant company (Société Cotra).

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 12 du nouveau Code de procédure civile et l'article L. 122-3-13 du Code du travail ;

Attendu que M. X... a été engagé en qualité de manoeuvre par la société Cotra par contrat à durée déterminée pour la période du 18 mai 1998 au 17 mai 2000 ; que par lettre du 31 août 1998, il a été licencié pour insuffisance de travail, incapacité à exécuter certains travaux mêmes réservés à un manoeuvre et non observation des remarques faites ; que contestant cette mesure, il a saisi le conseil de prud'hommes pour obtenir le paiement de dommages-intérêts et d'une indemnité de précarité ;

Attendu que pour dire que le contrat conclu par les parties était un contrat à durée indéterminée et allouer au salarié l'indemnité prévue par l'article L. 122-14-5 du Code du travail et non des dommages-intérêts en application de l'article L. 122-3-8 du même Code, la cour d'appel, après avoir constaté que le contrat à durée déterminée d'une durée de deux ans n'avait pas été conclu pour l'un des cas prévus par l'article L. 122-1-2 du Code du travail, mais que le salarié n'en demandait pas la requalification en contrat à durée indéterminée, retient qu'en application de l'article 12 du nouveau Code de procédure civile, l'exacte qualification des actes litigieux doit être restituée, que la qualification précise d'un contrat relève nécessairement de l'office du juge, sans que le salarié, invité à s'expliquer, puisse faire obstacle à cette requalification alors même que l'employeur, partie au contrat illégal ne dispose pas de cette possibilité et qu'en l'espèce le contrat litigieux s'analyse en un contrat à durée indéterminée ;

Attendu, cependant, que si en vertu de l'article 12 du nouveau Code de procédure civile la qualification d'un contrat de travail dont la nature juridique est indécise relève de l'office du juge, celui-ci ne peut toutefois, en application de l'article L. 122-3-13 du Code du travail, requalifier d'office un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, les dispositions prévues par les articles L. 122-1 et suivants du Code du travail, relatives au contrat de travail à durée déterminée, ayant été édictées dans un souci de protection du salarié qui peut seul se prévaloir de leur inobservation ;

Qu'en statuant comme elle l'a fait, alors qu'il résultait de ses propres énonciations qu'elle avait usé des pouvoirs conférés par l'article 12 du nouveau Code de procédure civile pour procéder, en l'absence de demande du salarié, à la requalification de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, la cour d'appel a excédé ses pouvoirs et a, par là-même, violé les dispositions des textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 28 septembre 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Dijon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Besançon ;

Condamne les défendeurs aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Cotra ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du trente octobre deux mille deux.