Guarantee Deposit Restitution in Preliminary Home Purchase Contracts Contingent on Mortgage Loan Approval
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe case concerns a dispute over the restitution of guarantee deposits made under preliminary reservation contracts for the purchase of future homes, where the sale was conditional upon obtaining mortgage loans governed by a specific 1979 law. The lower court ordered the seller to return the deposits, reasoning that a contractual clause requiring the buyers to provide proof of their loan application within 15 days, under penalty of contract termination, undermined the mandatory legal provision that allows for the deposit's return if the loan condition precedent fails, regardless of formalities. The high court quashed this decision, finding that since the loan acquisition was the buyers' responsibility and the final sale contract was not concluded, the appellate court improperly applied the protections of the loan-related provisions (specifically regarding the deposit return) to the preliminary contract, which only the sale contract itself is subject to.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 17 de la loi du 13 juillet 1979, articles L. 261-11, dernier alinéa, L. 261-15 du Code de la construction et de l'habitation, R. 261-26, R. 261-31 du même code; Guarantee Deposit Restitution in Preliminary Home Purchase Contracts Contingent on Mortgage Loan Approval: The lower court ordered the seller to return the deposits, reasoning that a contractual clause requiring the buyers to provide proof of their loan application within 15 days, under penalty of contract termination, undermined the mandatory legal provision that allows for the deposit's return if the loan condition precedent fails, regardless of formalities. The high court quashed this decision, finding that since the loan acquisition was the buyers' responsibility and the final sale contract was not concluded, the appellate court improperly applied the protections of the loan-related provisions (specifically regarding the deposit return) to the preliminary contract, which only the sale contract itself is subject to.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article, along with others, was cited in the legal basis for the cassation, as the court found the lower court violated its provisions by imposing conditions contrary to public order regarding loan refusal and deposit restitution.
Cited as part of the legal framework whose application was deemed incorrect by the Court of Cassation.
Cited as part of the legal framework whose application was deemed incorrect by the Court of Cassation.
Cited as part of the legal framework whose application was deemed incorrect by the Court of Cassation.
Cited as part of the legal framework whose application was deemed incorrect by the Court of Cassation.
Texte complet
Sur le moyen unique :
Vu l'article 17 de la loi du 13 juillet 1979, ensemble les articles L. 261-11, dernier alinéa, et L. 261-15 du Code de la construction et de l'habitation, ensemble les articles R. 261-26 et R. 261-31 du même code ;
Attendu que, lorsque l'acte écrit ayant pour objet de constater une acquisition d'immeuble à usage d'habitation indique que le prix est payé directement ou indirectement même partiellement à l'aide d'un ou plusieurs prêts régis par le chapitre Ier de la loi du 13 juillet 1979, cet acte est conclu sous la condition suspensive de l'obtention du ou des prêts qui en assurent le financement ; que, lorsque la vente, prévue à l'article L. 261-10 du Code de la construction et de l'habitation, est précédée d'un contrat préliminaire, les fonds déposés en garantie sont restitués si la condition suspensive affectant la vente et prévue à l'article 17 de la loi du 13 juillet 1979 n'est pas réalisée, seul le contrat de vente étant soumis aux dispositions des articles 16 à 18 de cette loi ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Basse-Terre, 18 mai 1992), qu'en vue d'acquérir deux appartements contigus dans un immeuble en l'état futur d'achèvement, les époux X... ont, chacun, conclu avec la société civile immobilière Guadimo (SCI), le 8 avril 1987, un contrat de réservation prévoyant qu'à peine de caducité de cette convention le réservataire s'engageait à produire au notaire, dans les 15 jours, la justification de sa demande de prêt ; qu'invoquant le refus de prêt opposé par leur banque, les époux X... ont assigné la SCI en restitution des dépôts de garantie ;
Attendu que, pour condamner la SCI à restituer aux époux X... les dépôts de garantie, l'arrêt retient qu'imposer aux réservataires, à peine de caducité du contrat préliminaire, de produire dans les 15 jours la justification de leurs demandes de prêt aboutit à faire échec aux dispositions d'ordre public qui, lorsque la condition suspensive de l'obtention du prêt ne s'est pas réalisée, ne subordonnent à aucune formalité la restitution du dépôt de garantie ;
Qu'en statuant ainsi, tout en constatant que l'obtention du prêt était à la charge des réservataires et que la vente n'avait pas été conclue et alors que seul le contrat de vente lui-même est soumis aux dispositions de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1979, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 mai 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Basse-Terre ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre, autrement composée.