Successor Defamation Suit Barred by Failure to Join Criminal Action
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA former municipal official sued his successor in civil court for defamation arising from campaign literature distributed during municipal elections that questioned the predecessor's management, but the appellate court erred by upholding the civil judgment because the civil action for public defamation against a person holding or having held a public office, concerning their duties or status, must be joined with the public criminal action, and the civil court must, by operation of law, declare such an action inadmissible if pursued separately.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 627, alinéa 2, du nouveau Code de procédure civile; Successor Defamation Suit Barred by Failure to Join Criminal Action: A former municipal official sued his successor in civil court for defamation arising from campaign literature distributed during municipal elections that questioned the predecessor's management, but the appellate court erred by upholding the civil judgment because the civil action for public defamation against a person holding or having held a public office, concerning their duties or status, must be joined with the public criminal action, and the civil court must, by operation of law, declare such an action inadmissible if pursued separately.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThese articles established the rule that the civil action for defamation against a public official cannot be pursued separately from the public action, leading to the cassation of the lower court's decision.
Cited in the dispositive to justify the decision to quash the judgment without referral (Cassation sans renvoi).
Texte complet
Sur le premier moyen :
Vu les articles 31 et 46 de la loi du 29 juillet 1881, ensemble l'article 125 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu que l'action civile résultant du délit de diffamation publique envers un citoyen chargé d'un mandat public, à raison de l'exercice de ses fonctions ou de sa qualité, ne peut être poursuivie séparément de l'action publique ; que cette prohibition d'ordre public impose au juge civil saisi d'une action de cette nature de la déclarer d'office irrecevable ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'à l'occasion d'élections municipales, M. X..., maire sortant, a fait diffuser un tract mettant en cause la gestion de son prédécesseur M. Y... ; que celui-ci, s'estimant diffamé, a demandé à M. X... la réparation de son préjudice devant la juridiction civile ;
Attendu que, pour condamner M. X..., l'arrêt retient qu'il s'est écoulé moins de 3 mois entre la distribution du tract et l'assignation, et que l'allégation contenue dans le tract constituait un fait précis de nature à compromettre la considération et l'honneur de l'ancien maire, M. Y... ; qu'en accueillant l'action en diffamation envers un citoyen ayant été chargé d'un mandat public à raison des fonctions alors exercées, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
Vu l'article 627, alinéa 2, du nouveau Code de procédure civile ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen :
CASSE ET ANNULE, l'arrêt rendu le 23 mai 1991, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi ;
DECLARE les juridictions civiles incompétentes.