Employee Wage Deduction for Cash Shortage Upheld
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee sued his employer to recover a sum withheld from his wages following a shortage discovered in his cash register. The employer appealed the lower court's decision to order reimbursement, arguing that a wage deduction to cover deficits is permissible under the collective agreement or internal regulations, provided it does not reduce remuneration below the legal or conventional minimum. The high court rejected the appeal, reasoning that an employee's financial liability to an employer can only arise from gross misconduct, and since the employer failed to allege such behavior, the deduction was unjustified, as neither collective agreements nor internal regulations can establish automatic financial liability for employees.
Regeste Legislator
Généré par l'IAL. 122-33, L. 122-42 du Code du travail, L. 131-1 et suivants du Code du travail, 1134 du Code civil; Employee Wage Deduction for Cash Shortage Upheld: The employer appealed the lower court's decision to order reimbursement, arguing that a wage deduction to cover deficits is permissible under the collective agreement or internal regulations, provided it does not reduce remuneration below the legal or conventional minimum. The high court rejected the appeal, reasoning that an employee's financial liability to an employer can only arise from gross misconduct, and since the employer failed to allege such behavior, the deduction was unjustified, as neither collective agreements nor internal regulations can establish automatic financial liability for employees.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAAlthough these articles were cited in the argument, the ultimate rejection of the appeal was based on the general principle of employee financial liability requiring gross fault, which is supported by the context where the employer failed to invoke such fault, even though the specific articles themselves were not explicitly repeated in the dispositive.
Although cited in the argument, the ultimate rejection of the appeal was based on the general principle of employee financial liability requiring gross fault, even though the specific articles themselves were not explicitly repeated in the dispositive.
Although cited in the argument, the ultimate rejection of the appeal was based on the general principle of employee financial liability requiring gross fault, even though this article was not explicitly repeated in the dispositive.
Texte complet
Sur le moyen unique :
Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Marseille, 19 septembre 1988), que M. X... a réclamé à son employeur, la régie des Transports de Marseille (la régie), le paiement d'une somme représentant une retenue sur salaire décidée par la régie à la suite de la constatation d'un manquant dans sa caisse ;
Attendu que la régie fait grief au jugement de l'avoir condamnée à rembourser cette retenue, alors, selon le moyen, qu'est parfaitement licite et ne constitue pas une sanction pécuniaire la retenue sur salaire n'ayant pas pour effet de ramener le niveau de la rémunération à un niveau inférieur au minimum légal ou conventionnel, résultant de l'application des dispositions de la convention collective ou du règlement intérieur mettant à la charge de certains salariés des manquants ou des déficits d'exploitation ; qu'ainsi, en statuant comme il l'a fait, sans rechercher si la retenue sur salaire litigieuse ne résultait pas de l'application des dispositions de la convention collective ou du règlement intérieur et si, d'autre part, elle avait eu pour effet de réduire la rémunération à un niveau inférieur au minimum légal, le conseil de prud'hommes a privé sa décision de toute base légale au regard des articles L. 131-1 et suivants, L. 122-33, L. 122-42 du Code du travail, 1134 du Code civil ;
Mais attendu que la responsabilité pécuniaire d'un salarié à l'égard de son employeur ne peut résulter que de sa faute lourde, et que ni la convention collective ni le règlement intérieur de l'entreprise ne peuvent instituer un cas de responsabilité pécuniaire de plein droit du salarié ; que, dès lors que la régie n'avait à aucun moment invoqué un comportement lourdement fautif du salarié, le jugement est justifié ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi.