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89-41179 Généré par l'IA

Successor Company Liable for Reinstatement of Protected Employees Dismissed Without Authorization During Receivership

Numéro de cause 89-41179
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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Two employee representatives, dismissed collectively from a company placed in receivership without the required administrative authorization, sued for reinstatement at the successor company that took over their specific business branch. The successor company argued it was not liable for the former employer's obligations regarding protected employees under the relevant labor code provisions applicable during receivership proceedings. The court rejected the appeal, holding that because the successor company acquired the business branch employing the protected representatives, it was obligated to continue their employment contracts, which had not been validly terminated due to the failure to follow the special dismissal procedure against the representatives.

Regeste Legislator

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article L. 122-12 du Code du travail, article L. 122-12-1 du Code du travail; Successor Company Liable for Reinstatement of Protected Employees Dismissed Without Authorization During Receivership: The successor company argued it was not liable for the former employer's obligations regarding protected employees under the relevant labor code provisions applicable during receivership proceedings. The court rejected the appeal, holding that because the successor company acquired the business branch employing the protected representatives, it was obligated to continue their employment contracts, which had not been validly terminated due to the failure to follow the special dismissal procedure against the representatives.

Mots-clés

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contrats de travail licenciement administratif responsabilité de l'ayant cause scission en droit des sociétés société holding secteur d'entreprise

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article L. 122-12 du Code du travail

The Court of Appeal rightly decided that the new employer was bound to continue the employment contract of the employees, which had not been validly terminated (implied application via Article L. 122-12-1 context).

article L. 122-12-1 du Code du travail

The appellant invoked this article in support of its claim that the transferor's obligations could not be imposed on the transferee in case of receivership.

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Texte complet

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Sur le moyen unique :

Attendu, selon la procédure, que MM. X... et Y..., représentants du personnel, ont été, le 26 octobre 1983, inclus dans un licenciement collectif de l'ensemble du personnel de la société anonyme Grimonpont, en règlement judiciaire, par le syndic de cette dernière sans qu'ait été sollicité l'autorisation administrative spéciale requise pour le licenciement des salariés investis d'un mandat représentatif ; qu'à compter du 1er novembre 1983, une société à responsabilité limitée Grimonpont a repris en location-gérance la partie " déménagement " de la société anonyme Grimonpont tandis que la société Etablissements Verstraete reprenait la partie " messageries " dans laquelle étaient occupée les deux salariés protégés ; que l'ensemble des salariés de la société anonyme, en cours de préavis, ont reçu une offre de reconduction de leur contrat de travail, avec reprise d'ancienneté dans les termes de l'article L. 122-12 du Code du travail, à l'exception de cinq, dont quatre représentants du personnel incluant les deux salariés intéressés, lesquels ont été définitivement licenciés le 31 décembre 1983, sans application de la procédure spéciale ; que se prévalant de la nullité de leur licenciement, les deux salariés ont demandé leur réintégration au sein de la société Verstraete ;

Attendu que ladite société fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Douai, 6 janvier 1989) d'avoir accueilli cette demande, alors que, selon l'article L. 122-12-1 du Code du travail, les dispositions de l'article L. 122-12 du même Code ne peuvent, en cas de procédure de règlement judiciaire concernant l'entreprise cédante, faire supporter à l'entreprise cessionnaire des obligations qui incombaient, quant aux contrats de travail, à l'ancien employeur à la date de la modification, qu'en l'espèce il était constant que si la Société des établissements Verstraete avait repris l'activité " messagerie et transport " de la société anonyme Grimonpont, celle-ci se trouvait en règlement judiciaire au moment de la cession, de sorte que viole les textes susmentionnés l'arrêt attaqué qui ordonne la réintégration par la Société des établissements Verstraete de deux salariés de la société anonyme Grimonpont, aux motifs que le licenciement de ceux-ci par cette société, avant la cession, était nul, parce qu'il s'agissait de deux représentants du personnel et que la procédure particulière qui les concernait n'avait pas été respectée ;

Mais attendu qu'ayant constaté que la société Verstraete avait repris la branche d'activité dans laquelle les salariés protégés étaient employés, la cour d'appel a décidé à bon droit que le nouvel employeur était tenu de continuer le contrat de travail des intéressés, qui n'avait pas été valablement rompu ; que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi