Employee Refusal to Relocate Not Automatic Resignation
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee, a sales representative, refused to transfer her workplace following a company relocation, leading the employer to treat her absence as a resignation. The employer appealed a decision ordering payment of notice and severance pay, arguing the new location did not substantially modify the contract, making the employee responsible for the termination by refusing the transfer. The court rejected the appeal, reasoning that without an unequivocal resignation, a refusal by an employee to continue work under unchanged contractual conditions does not automatically terminate the contract; rather, it constitutes a contractual breach allowing the employer to sanction the employee, including through dismissal, and since the employer improperly treated the refusal as a resignation, the resulting termination was correctly reclassified as a dismissal.
Regeste Legislator
Généré par l'IAEmployee Refusal to Relocate Not Automatic Resignation: The employer appealed a decision ordering payment of notice and severance pay, arguing the new location did not substantially modify the contract, making the employee responsible for the termination by refusing the transfer. The court rejected the appeal, reasoning that without an unequivocal resignation, a refusal by an employee to continue work under unchanged contractual conditions does not automatically terminate the contract; rather, it constitutes a contractual breach allowing the employer to sanction the employee, including through dismissal, and since the employer improperly treated the refusal as a resignation, the resulting termination was correctly reclassified as a dismissal.
Mots-clés
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
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Sur le moyen unique :
Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 27 janvier 1988) Mme X..., attachée commerciale au service de la Société des automobiles Grandin, exerçait ses fonctions dans les locaux de Neuilly-sur-Seine ; qu'elle refusa d'aller travailler à Montreuil-sous-Bois à la suite du transfert d'activité de la société dans cette dernière localité ; que le 7 décembre 1984, la société lui répondit qu'elle était considérée comme démissionnaire ;
Attendu que la société reproche à l'arrêt de l'avoir condamnée à verser à Mme X... une indemnité de préavis et de licenciement alors, selon le pourvoi, que l'arrêt constate que les nouvelles conditions d'exécution du contrat de travail ne comportaient pas de modifications substantielles et qu'il en résultait que le refus de la salariée de les accepter la rendait responsable de la rupture ;
Mais attendu qu'à défaut de démission non équivoque, le refus par le salarié de poursuivre l'exécution du contrat de travail qui n'a fait l'objet d'aucune modification substantielle de la part de l'employeur n'entraîne pas à lui seul la rupture du contrat de travail, même en cas de départ du salarié, mais constitue un manquement aux obligations contractuelles que l'employeur a la faculté de sanctionner, au besoin en procédant au licenciement de l'intéressé ;
Qu'après avoir constaté que l'employeur avait mis fin au contrat de travail en considérant à tort la salarié comme démissionnaire, la cour d'appel a décidé à bon droit que la rupture s'analyse en un licenciement ; que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi