Legislator Jurisprudence & Législation
88-15029 Généré par l'IA

Appellant v. Creditors (Notorious Insolvency Proceedings)

Numéro de cause 88-15029
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The appellant sought the opening of collective proceedings against himself, arguing the lower court erred in requiring a link between his debts and professional activity, misinterpreting the legal definition of notorious insolvency by focusing on creditors' lack of action despite evidence of unrecoverable debt, and improperly requiring creditor initiative for such proceedings. The High Court rejected the appeal, holding that the lower court correctly identified the goal of the proceedings as equitable debt settlement, and, while stating that creditor imputation of notorious insolvency is "normal," it legitimately exercised its power to assess the evidence and found that the appellant's notorious insolvency was not established, thereby legally justifying its decision to deny the request.

Regeste Legislator

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l'article 22 de la loi du 1er juin 1924, les articles 2 et 3 de la loi du 25 janvier 1985; Appellant v. Creditors (Notorious Insolvency Proceedings): The High Court rejected the appeal, holding that the lower court correctly identified the goal of the proceedings as equitable debt settlement, and, while stating that creditor imputation of notorious insolvency is "normal," it legitimately exercised its power to assess the evidence and found that the appellant's notorious insolvency was not established, thereby legally justifying its decision to deny the request.

Mots-clés

Généré par l'IA
insolvabilité ouverture de la procédure préjudice causé aux créanciers action en libération de dette confusion action civile

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
l'article 22 de la loi du 1er juin 1924
This article was cited in the appellant's arguments regarding the conditions for opening collective proceedings, although the court ultimately rejected the appeal without explicitly citing it in the dispositive as the ground for rejection.
les articles 2 et 3 de la loi du 25 janvier 1985
These articles were cited in the appellant's arguments regarding the conditions for opening collective proceedings, although the court ultimately rejected the appeal without explicitly citing them in the dispositive as the ground for rejection.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
l'article 22 de la loi du 1er juin 1924

This article was cited in the appellant's arguments regarding the conditions for opening collective proceedings, although the court ultimately rejected the appeal without explicitly citing it in the dispositive as the ground for rejection.

les articles 2 et 3 de la loi du 25 janvier 1985

These articles were cited in the appellant's arguments regarding the conditions for opening collective proceedings, although the court ultimately rejected the appeal without explicitly citing them in the dispositive as the ground for rejection.

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Texte complet

Sur le moyen unique, pris en ses quatre branches :

Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué (Colmar, 16 mars 1988) d'avoir décidé qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner sa mise en liquidation judiciaire, sollicitée par lui-même, alors, selon le pourvoi, d'une part, qu'en subordonnant l'ouverture d'une procédure collective à l'égard d'un débiteur ayant la qualité de personne physique à l'existence d'un lien entre ses dettes et son activité professionnelle la cour d'appel a violé l'article 22 de la loi du 1er juin 1924 dans sa rédaction résultant de la loi du 25 janvier 1985 ; alors, d'autre part, qu'en estimant que l'insolvabilité notoire est caractérisée lorsque des faits et circonstances extérieurs, notamment des mesures d'exécution restées infructueuses, sont de nature à accréditer l'opinion que cette insolvabilité existe et révèlent en outre non seulement un arrêt matériel des paiements et une insuffisance d'actif, mais une situation patrimoniale irrémédiablement compromise et sans autre issue, notamment par l'obtention de garanties, de crédits ou de délais de paiement, et qu'elle faisait défaut en l'espèce bien que M.

X... fasse l'objet de poursuites de la part de ses créanciers dès lors que ceux-ci disposent de garanties (hypothèques et privilèges du premier saisissant) et n'ont pas estimé jusqu'à ce jour que la situation de leur débiteur exigeait l'organisation d'une procédure collective, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article 22 de la loi du 1er juin 1924 modifiée ; alors, encore, qu'en subordonnant l'ouverture d'une procédure collective à l'existence d'une initiative ou d'une manifestation des créanciers tendant à la constatation de l'insolvabilité notoire la cour d'appel a violé l'article 22 de la loi du 1er juin 1924 et les articles 2 et 3 de la loi du 25 janvier 1985 ; et alors, enfin, qu'il appartient à la juridiction saisie en vue de l'ouverture éventuelle d'une procédure collective à l'égard d'une personne physique domiciliée dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle qui n'a pas la qualité de commerçant ou d'artisan d'établir, sans que la preuve incombe en particulier à l'une des parties à l'instance, si cette personne se trouve en état d'insolvabilité notoire ; qu'en se bornant pour dire que l'insolvabilité notoire de M.

X... n'était pas établie, à énoncer que les masses actives et passives ne sont pas déterminées, bien qu'elle relève que M. X... était poursuivi par ses créanciers et qu'il était incarcéré pour une durée indéterminée et bien qu'aient été produits une lettre et un tableau de situation émanant d'une société d'expertise comptable estimant l'excédent du passif sur l'actif de M. X... à plus de 2 millions, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article 22 de la loi du 1er juin 1924 et de l'article 3 de la loi du 25 janvier 1985 ;

Mais attendu qu'après avoir énoncé, exactement, que le seul objectif de la loi pouvant être atteint en la cause était celui de l'apurement du passif sur des bases égalitaires entre les créanciers et retenu, non pas que l'ouverture de la procédure collective était subordonnée à une initiative des créanciers, mais que c'était de ceux-ci qu'émanait " normalement " l'imputation de l'état d'insolvabilité notoire du débiteur, la cour d'appel, appréciant souverainement la valeur et la portée des éléments de preuve qui lui étaient soumis, a constaté que l'insolvabilité notoire de M. X... n'était pas établie ; qu'elle a ainsi justifié légalement sa décision ; qu'en aucune de ses branches le moyen n'est donc fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi