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2515330 Généré par l'IA

Brazilian National v. Prefecture: Implicit Rejection of Residence Permit Renewal

Numéro de cause 2515330
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national, a Brazilian citizen, requested an emergency order under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code compelling the prefect to issue a receipt or provisional residence permit with work authorization within 48 hours after applying for a renewal of her student residence permit on May 15, 2025. The court dismissed the request because the administration's silence for the statutory four-month period resulted in an implicit rejection of the underlying residence permit application on September 15, 2025, and issuing the requested receipt or authorization would manifestly obstruct the execution of that existing implicit administrative decision, which must instead be challenged through an action for annulment and suspension.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée; Brazilian National v. Prefecture: Implicit Rejection of Residence Permit Renewal: 521-3 of the Administrative Justice Code compelling the prefect to issue a receipt or provisional residence permit with work authorization within 48 hours after applying for a renewal of her student residence permit on May 15, 2025. The court dismissed the request because the administration's silence for the statutory four-month period resulted in an implicit rejection of the underlying residence permit application on September 15, 2025, and issuing the requested receipt or authorization would manifestly obstruct the execution of that existing implicit administrative decision, which must instead be challenged through an action for annulment and suspension.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour autorisation de séjour autorisation provisoire ressortissants étrangers autorisation de travail décision étrangère

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

This is the dispositive order rejecting the claim.

Article L. 522-3 du code de justice administrative

Cited as the legal basis for rejecting the request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au juge des référés d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer un récépissé ou, à défaut, une autorisation provisoire de séjour avec une autorisation de travail, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte.

Elle soutient que :

- la condition d’urgence est remplie en matière de renouvellement de titre de séjour et l’impossibilité de faire enregistrer sa demande l’expose à une précarité administrative et financière ;

- la mesure sollicitée présente un caractère utile dès lors qu’elle lui permettra d’attester de la pérennité de son droit au séjour ;

- la mesure ne fait obstacle à l’exécution d’aucune mesure administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Israël, vice-président pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B..., ressortissante brésilienne, a sollicité le 15 mai 2025 le renouvellement de son titre de séjour mention « étudiante ». Elle demande au juge des référés du tribunal, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail.

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

3. Aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l’administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Selon le premier alinéa de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l’article R. 432-1 naît au terme d’un délai de quatre mois ». En vertu du premier alinéa de l’article R. 431-12 de ce code : « L’étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu’il précise. (…) ».

4. Il résulte des pièces du dossier, et notamment de l’attestation de dépôt de la demande, produite par la requérante, que sa demande de titre de séjour a été enregistrée le 15 mai 2025. Il est constant qu’aucun retour n’a été apporté par l’administration. Une décision implicite de rejet est née le 15 septembre 2025 du silence gardé pendant quatre mois par le préfet sur la demande de l’intéressé. Dès lors, la mesure qu’elle sollicite aurait manifestement pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, et ne saurait être prononcée par le juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Toutefois, il lui appartient, seulement s’elle s’y croit fondée, de contester cette décision par la voie de l’excès de pouvoir et du référé à fins de suspension d’exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Montreuil, le 24 octobre 2025.

Le juge des référés

M. Israël

La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.