Legislator Jurisprudence & Législation
2501202 Généré par l'IA

National v. Authority on Implicit Rejection of Salarié Permit

Numéro de cause 2501202
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A national whose application for a "salarié" residence permit was implicitly rejected requested the annulment of the decision, arguing a lack of motivation and manifest error of assessment. The court ruled that because the administrative authority failed to communicate the grounds for the implicit rejection within one month of the request, as required by law for decisions denying authorizations, the decision was illegal due to a lack of motivation and must therefore be annulled, ordering the authority to re-examine the application within three months and issue a temporary authorization to work in the interim, while awarding the applicant legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er, Article 2; National v. Authority on Implicit Rejection of Salarié Permit: The court ruled that because the administrative authority failed to communicate the grounds for the implicit rejection within one month of the request, as required by law for decisions denying authorizations, the decision was illegal due to a lack of motivation and must therefore be annulled, ordering the authority to re-examine the application within three months and issue a temporary authorization to work in the interim, while awarding the applicant legal costs.

Mots-clés

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autorisation de travail demande adressée à l'autorité autorisation de séjour frais administratifs retrait de l'autorisation annulation de la naturalisation facilitée

Dispositions légales citées

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article L. 761-1 du code de justice administrative
The court ordered the State to pay the applicant the sum of 1,000 euros for legal costs incurred.
article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- elle méconnait l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions.
Article 1er
The court annulled the implicit decision rejecting the residence permit application.
Article 2
The court issued an order for the Prefect to re-examine the application and issue a provisional residence authorization.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

The court annulled the implicit decision rejecting the residence permit application.

Article 2

The court issued an order for the Prefect to re-examine the application and issue a provisional residence authorization.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

The court ordered the State to pay the applicant the sum of 1,000 euros for legal costs incurred.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 février 2025, M. A... B..., représenté par Me Thomas, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle le préfet de l’Essonne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre à la préfète de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » sans délai ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans le délai d’un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui remettre dans l’attente un récépissé l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d’un défaut de motivation et d’examen particulier ;

- elle méconnait l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ces dispositions.

Par une ordonnance du 27 juin 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 18 juillet 2025.

La préfète de l’Essonne a produit un mémoire le 26 septembre 2025, postérieurement à la clôture de l’instruction, non communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Gibelin, rapporteur, a été entendu au cours de l’audience publique ainsi que les observations de Me Thomas, représentant M. B..., présent.

Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ressortissant turc né le 1er mars 1997, a déposé le 8 novembre 2021 une demande de titre de séjour portant la mention « salarié », implicitement rejetée. Par la présente requête, l’intéressé demande au tribunal d’annuler cette décision implicite de rejet née le 8 mars 2022.

Sur les conclusions aux fins d’annulation :

Aux termes de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d’être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; (…) / 7° Refusent une autorisation (…) ». Aux termes de l’article L. 232-4 du même code : « Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n’est pas illégale du seul fait qu’elle n’est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l’intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu’à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ». La décision refusant la délivrance d’un titre de séjour à un étranger constitue une mesure de police qui est au nombre de celles qui doivent être motivées en application des dispositions précitées de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En application des dispositions de l’article L. 232-4 du même code, l’étranger auquel est opposé tacitement, après quatre mois, un rejet de sa demande de titre de séjour, peut demander, dans le délai du recours contentieux, les motifs de cette décision implicite de rejet. En l’absence de communication de ces motifs dans le délai d’un mois, la décision implicite se trouve entachée d’illégalité.

Il ressort des pièces du dossier que M. B... a, par l’intermédiaire de son conseil, sollicité de la préfète de l’Essonne la communication des motifs de la décision implicite de rejet prise sur sa demande de titre de séjour par un courrier du 4 novembre 2024, réceptionné le 13 novembre suivant, qui est resté sans réponse. En l’absence de communication de ces motifs dans le délai prévu par les dispositions précitées de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le requérant est fondé à soutenir que la décision implicite attaquée est entachée d’un défaut de motivation et doit, par suite, être annulée.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B... est fondé à demander l’annulation de la décision implicite de rejet prise sur sa demande de titre de séjour.

Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

Compte tenu de ses motifs, l’exécution du présent jugement implique seulement que la préfète de l’Essonne, ou le préfet territorialement compétent, réexamine la demande de M. B... et lui délivre dans l’attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Il y a lieu de l’y enjoindre dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu’il y ait lieu, à ce stade, d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser du requérant au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 8 mars 2022 par laquelle le préfet de l’Essonne a implicitement rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. B... est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète de l’Essonne, ou au préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de la demande de M. B..., dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Article 3 : L’Etat versera la somme de 1 000 (mille) euros à M. B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la préfète de l’Essonne.

Délibéré après l'audience du 30 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Lellouch, présidente,

M. Gibelin, premier conseiller,

Mme Corthier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2025.

Le rapporteur,

signé

F. GibelinLa présidente,

signé

J. Lellouch

La greffière,

signé

A. Gateau

La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.