Legislator Jurisprudence & Législation
2500114 Généré par l'IA

University Housing Eviction for Expired Occupancy

Numéro de cause 2500114
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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The regional university and school works center requested an emergency order for the summary eviction of an occupant from university housing after the individual's right to occupy the dwelling expired on August 31, 2024, and the occupant remained without a title despite formal notice. The court granted the request, reasoning that the occupant's continued presence without payment constituted an uncontested situation, and given the significant shortage of student housing, the eviction was necessary and urgent to allow the center to fulfill its public service mission; consequently, the occupant was ordered to vacate the premises within fifteen days, permitting the center to proceed with eviction, if necessary with police assistance, upon failure to comply.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 7611 du code de justice administrative; University Housing Eviction for Expired Occupancy: The court granted the request, reasoning that the occupant's continued presence without payment constituted an uncontested situation, and given the significant shortage of student housing, the eviction was necessary and urgent to allow the center to fulfill its public service mission; consequently, the occupant was ordered to vacate the premises within fifteen days, permitting the center to proceed with eviction, if necessary with police assistance, upon failure to comply.

Mots-clés

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ordre d'évacuation pénurie de logements expiration du bail droit de demeurer aide immédiate annonces publiques

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 521-3 du code de justice administrative

This article provided the legal basis for the judge to order the expulsion measures requested by the CROUS.

article L. 761-1 du code de justice administrative

This article was cited in relation to the rejection of the request to order the respondent to pay a sum to the CROUS.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2025, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Lyon, représenté par la Selarl Skov (Me Duverneuil) demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner l'expulsion de M. B A, et tous autres occupants de son chef, au besoin avec le concours de la force publique des lieux occupés sans droit ni titre au sein de la résidence universitaire Claudie Haigneré, logement n° 404-29, rue Joseph Nicolas à Lyon, dans les quinze jours à compter de la notification de la décision à venir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de libérer le bien occupé sans droit ni titre de tous les biens meubles n'appartenant pas au CROUS qui y sont entreposés ;

2°) de mettre à la charge de M. B A la somme de 500 euros au titre de l'article L. 7611 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le titre dont bénéficiait l'intéressé pour occuper son logement est venu à son terme le 31 août 2024 ;

- il occupe sans droit ni titre son logement depuis cette date, en dépit d'une mise en demeure, restée sans effet ;

- il y a urgence, et la mesure est sollicitée est utile, dès lors que le CROUS accuse un déficit de logements, l'établissement ayant été saisi de 37 302 demandes de logement en septembre 2024, alors que seuls 7 364 étaient disponibles ;

- il n'existe aucune contestation sérieuse.

La requête a été communiquée à M. A, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bon-Mardion, greffière d'audience, M. Besse a lu son rapport et entendu les observations de :

- Me Duverneuil, représentant le CROUS de Lyon, qui a repris ses conclusions et moyens.

M. A n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. " Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, dont l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. Il résulte de l'instruction que, par un engagement souscrit par M. B A, celui-ci a bénéficié jusqu'au 31 août 2024 d'un logement au sein de la résidence en litige faisant l'objet d'une convention avec le CROUS. L'intéressé s'est cependant maintenu dans le logement après cette date en dépit d'une mise en demeure qui lui a été notifiée le 24 septembre 2024. Il ne s'acquitte d'aucune indemnité d'occupation. Ainsi, la demande du CROUS de Lyon ne se heurte à aucune contestation sérieuse. En outre, il n'est pas contesté que, eu égard au nombre de demandes de logements adressées au CROUS et au nombre de logements dont ce dernier dispose, le maintien de l'intéressé dans les lieux contribue à faire obstacle à l'accomplissement par le CROUS de sa mission de service public, et que l'évacuation des locaux présente ainsi un caractère d'urgence et d'utilité.

3. Il y a dès lors lieu, dans ce contexte, de prescrire à l'intéressé, et à tous occupants de son chef, de quitter dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance le logement en question et d'en retirer tous les biens meubles n'appartenant pas au CROUS s'y trouvant. Faute pour celui-ci d'avoir satisfait à cette injonction, le CROUS pourra, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, au besoin avec le concours de la force publique, procéder d'office à l'expulsion de l'intéressé, y compris de tous occupants de son chef, et à l'évacuation des biens entreposés n'appartenant pas au CROUS. Il n'y a pas lieu, en l'occurrence, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B A le versement d'une somme au CROUS de Lyon sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il est enjoint à M. B A, et à tous occupants de son chef, de quitter dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance le logement occupé au sein de la résidence Claudie Haigneré, rue Joseph Nicolas à Lyon, et de procéder à l'évacuation de tous les biens meubles n'appartenant pas au CROUS s'y trouvant.

Article 2 : Faute pour M. B A d'avoir libéré les lieux, le CROUS de Lyon pourra, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, au besoin avec le concours de la force publique, procéder d'office à son expulsion, y compris de tous occupants de son chef, et à l'évacuation des biens entreposés n'appartenant pas au CROUS.

Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Lyon et à M. B A.

Fait à Lyon, le 29 janvier 2025.

Le juge des référés,

T. Besse

La greffière,

L. Bon-Mardion

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,