Prefect of Police Ordered to Schedule Residency Appointment
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe administrative tribunal granted an applicant's request for urgent interim relief under article L. 521-3 of the Administrative Justice Code, ordering the prefect of police to schedule an appointment within 15 days for the applicant, married to a French national whose previous residency permit expired, to file her application for a residency title as a spouse of a French citizen. The court reasoned that the applicant faced a precarious situation and risk of removal due to unsuccessful and obstructed attempts to schedule this appointment through official online channels, thus satisfying the conditions of urgency, usefulness, and non-obstruction to an administrative decision, while rejecting the request for a daily penalty and awarding a reduced sum for legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Art. L. 521-3 du code de justice administrative, Art. L. 761-1 du code de justice administrative; Prefect of Police Ordered to Schedule Residency Appointment: 521-3 of the Administrative Justice Code, ordering the prefect of police to schedule an appointment within 15 days for the applicant, married to a French national whose previous residency permit expired, to file her application for a residency title as a spouse of a French citizen. The court reasoned that the applicant faced a precarious situation and risk of removal due to unsuccessful and obstructed attempts to schedule this appointment through official online channels, thus satisfying the conditions of urgency, usefulness, and non-obstruction to an administrative decision, while rejecting the request for a daily penalty and awarding a reduced sum for legal costs.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article grounds the main order compelling the Prefect of Police to grant the applicant an appointment.
This article is cited for ordering the State to pay the applicant a sum for costs.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 décembre 2024, Mme B A, représentée par Me Sow, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour en qualité de conjointe de français dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle a effectué des démarches répétées infructueuses pour obtenir un rendez-vous, que cela la place dans une situation irrégulière ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Le préfet de police, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lahary pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision. "
2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. (). " Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande et de lui remettre un récépissé.
4. Il résulte de l'instruction que Mme A, ressortissante congolaise, est entrée en France le 2 novembre 2014, a été titulaire de titre de séjour portant la mention " salarié ", dont le dernier a expiré en février 2022, tandis que son dernier récépissé a expiré le 11 avril 2023. La requérante a épousé un ressortissant français le 1er octobre 2022 et sollicite le changement de son statut et l'enregistrement d'une demande de titre de séjour en qualité de conjointe de français. Toutefois, la requérante a tenté en vain de solliciter ce changement de statut sur le site de l'ANEF qui ne le lui permet pas, son dernier titre ayant expiré. La préfecture se borne à renvoyer la requérante vers le site de l'ANEF. Il n'est pas contesté que cette situation expose la requérante à une situation de précarité et à une mesure d'éloignement du territoire. Par suite, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie. Enfin, la mesure tendant à ce qu'un rendez-vous lui soit accordé est utile et ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet de police d'accorder à la requérante un rendez-vous pour lui permettre d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de français dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 800 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au préfet de police d'accorder à la requérante un rendez-vous pour lui permettre d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de français dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 janvier 2025.
Le juge des référés,
T. LAHARY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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